Dans le cadre de sa nouvelle politique de stationnement, la majorité communale liégeoise PS-MR-Engagés a récemment confirmé sa volonté d'étendre la zone de stationnement payant. Ainsi dès ce mois novembre, outre l'hypercentre, les quartiers d'Outremeuse et de Fragnée seront aussi placés en zone "parking payant"… un total de près de 3.000 places de parking supplémentaires deviendront ainsi payantes.

Objectif annoncé : simplifier la politique de stationnement à Liège mais aussi promouvoir le recours aux transports en commun. À Liège toutefois, la mesure est loin de faire l'unanimité. Ce lundi, les partis d'opposition, PTB et Vert Ardent, proposeront une approche différente… entre moratoire et amendement.

"Manque d'alternative"

Pour le PTB la suppression de près de 3.000 places de parking gratuites représente inévitablement "une charge financière supplémentaire sous-estimée pour toute une série d'usagers : les étudiants et les professeurs des différentes implantations, les travailleurs du secteur des soins de santé n'ayant pas accès à l'abonnement professionnel de stationnement, ainsi que les familles fréquentant régulièrement les académies et bibliothèques de la ville".

Pointant notamment le manque d'alternative crédible ou du moins peu coûteuse, le parti estime qu'il est difficile de ne pas voir derrière ces mesures "une façon de renflouer les caisses de la Ville", "à un moment où le pouvoir d'achat est déjà sous pression", insiste Sophie Lecron, cheffe de groupe.

Et de réclamer dès lors une évaluation avant toute extension et une exigence de démocratie locale. "Nous demandons que la Ville évalue concrètement les conséquences de cette extension sur les publics concernés avant de l'imposer, et qu'elle étudie de vraies alternatives, financièrement intéressantes pour les usagers. Un projet qui touche à ce point la mobilité du quotidien ne peut pas être décidé sans une réelle concertation, au plus près du terrain".

Un code visiteur ?

De son côté, le parti Vert Ardent qui plaide depuis de nombreuses années pour un transfert de la voiture vers les transports en commun, ne s'oppose logiquement pas à la mesure… mais dit aussi vouloir "aider la majorité".

Comme le détaille la cheffe de groupe Caroline Saal en effet, il serait possible d'introduire "un code visiteur" dans le règlement, afin de proposer des tarifs préférentiels aux proches des riverains. Ainsi, chaque ménage pourrait recevoir des proches bénéficiant de ces "codes"… les tarifs préférentiels étant fixés à 1 euro la demi-journée et 2 euros la journée complète.

Débat animé en vue au conseil communal de ce lundi 7 septembre.

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