"Lors du Conseil régional de sécurité (Cores) réuni ce mercredi 26 août 2026 en fin d'après-midi à l'initiative du ministre-Président bruxellois Boris Dilliès, un plan de coordination renforcé et de nouveaux moyens visant à renforcer la lutte contre les violences liées au trafic de drogues à Bruxelles ont été présentés", annonce la ministre-Présidence dans un communiqué.

Plus tôt dans la journée, la conférence des bourgmestres avait déjà annoncé une série de mesures sans attendre la réunion régionale.

Le Cores s'est tenu "en présence du ministre fédéral de l'Intérieur, Bernard Quintin, de la ministre fédérale de la Justice, Annelies Verlinden, du procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil, de la commissaire nationale aux Drogues, Ine Van Wymersch, de la Haute Fonctionnaire Sophie Lavaux, ainsi que des bourgmestres et représentants des zones de police bruxelloises."

From L to R : Bernard Quintin Belgian Minister of the Interior and Brussels region Minister-President Boris Dillies and Annelies Verlinden Belgian Minister for Justice and Julien Moinil, Crown Prosecutor pictured during a meeting of the Regional Security Council (CORES) in response to the upsurge violence in the Brussels-Capital Region, in Brussels, Wednesday 26 August 2026. CORES is the consultative body dedicated to coordinating security policies in the Brussels-Capital Region. The aim of this meeting is to assess the current situation and strengthen cooperation between the various levels of authority in order to combat violence and guarantee the safety of Brussels' citizens.
BELGA PHOTO EMILE WINDAL
Bernard Quintin, Boris Dillies, Annelies Verlinden et Julien Moinil durant le Cores. BELGA PHOTO EMILE WINDAL ©Belgaimage

Parmi les mesures décidées ce mercredi soir, le ministre de l'Intérieur, Bernard Quintin, s'est engagé à envoyer 40 policiers supplémentaires "pour renforcer la présence policière dans les rues et les capacités d'enquête". Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles expliquait à La DH dans l'après-midi que depuis les fusillades à Saint-Gilles, on dénombrait un renfort de seulement 4 agents de la police fédérale à Saint-Gilles.

Le ministre-Président a annoncé que 20 caméras mobiles seront déployées dans les quartiers concernés par les violences liées au trafic de stupéfiants. Il a également rappelé le rôle de coordination de l'administration Safe Brussels et l'arrivée prochaine d'un commissaire régional aux drogues, dont le recrutement est en cours.

"L'intérêt des couvre-feux ou zones à accès restreint"

Boris Dilliès a mentionné aux bourgmestres "l'intérêt de mettre en place, dans les lieux les plus sensibles, des couvre-feux ou zones à accès restreint, c'est-à-dire des zones où l'accès serait réservé aux seuls riverains afin de limiter les allées et venues et de renforcer la sécurité dans ces quartiers". On peut penser au cas du Peterbos à Anderlecht, où un arrêté restreignant l'accès pour les personnes qui ne vivent pas dans le quartier est en vigueur depuis plusieurs années. Molenbeek a aussi récemment pris une interdiction de rassemblement dans certaines zones. Schaerbeek, pour sa part, a instauré un couvre-feu pour les commerces du quartier Nord. Une mesure qui existe également à Cureghem (Anderlecht).

Suite à une des récentes fusillades, le bourgmestre de Saint-Gilles, Jean Spinette (PS), expliquait ne pas souhaiter prendre de tels arrêtés. Il estimait alors qu'avec la politique régionale "des hotspots", en vigueur depuis 2024, les forces de l'ordre disposaient déjà d'un arsenal réglementaire suffisant pour effectuer des contrôles dans les périmètres touchés par les violences.

"La lutte contre le trafic de drogues ne peut pas être menée en silos. La police, la justice, les communes, la Région, mais aussi les acteurs de la prévention et de la santé doivent travailler ensemble," conclut le ministre-Président.