410.000 personnes ont manifesté samedi en France, des heurts signalés en fin de cortège - RTBF Actus
Des interdictions de manifester ont été prises dans de nombreuses villes dont Nancy, Metz, Besançon, Belfort, Rouen, Le Havre, Toulon.
A Nantes, des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et des manifestants, qui ont réussi à rejoindre le centre-ville, dans le périmètre interdit par la préfecture. Sous la pluie et les quelques feux d’artifice tirés par des participants, la tête de la manifestation a été repoussée avec des grenades et du gaz lacrymogène, avec une charge des forces de l’ordre.
A Lyon, environ 10.000 personnes au total ont défilé de façon erratique, souvent par groupes, samedi, et ce malgré l’absence de manifestation autorisée et un périmètre d’interdiction de rassemblement élargi dans le centre, selon un décompte de la préfecture du Rhône. En réponse, les policiers étaient mobiles, se déplaçant rapidement dans les rues pour disperser ça et là les groupes à l’aide de gaz lacrymogènes pour éviter qu’ils ne grossissent ou se dirigent là où des magasins ont été pillés le 17 octobre et l’office du tourisme incendié. Des véhicules blindés de type Centaure ont été déployés.
À Marseille, après avoir annoncé l’interdiction de tout rassemblement, la préfecture a finalement accordé une autorisation "à titre dérogatoire" à la manifestation intersyndicale. Des échauffourées ont éclaté un peu avant 17h00. Les CRS ont notamment mené des charges pour disperser quelques dizaines de personnes, principalement vêtues de noir, leur jetant des projectiles et un conteneur à poubelle a été incendié. Le couvre-feu pour les mineurs dans l’hypercentre de la ville et certaines zones commerciales a été élargi aux majeurs pour les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi.
A Limoges, après avoir été interdites, les manifestations ont été autorisées par la justice administrative. Mais, le préfet de Haute-Vienne, en France, a publié samedi un nouvel arrêté interdisant tous les rassemblements de plus de 20 personnes dans une vaste partie de Limoges. Plus d’un millier de personnes ont donc convergé vers un point de rassemblement dans le centre de Limoges, relayé sur les réseaux sociaux, avant d’apprendre, juste avant 14h00, horaire prévu du début de la mobilisation, que le préfet avait pris un nouvel arrêté. "Donc on nous dit que c’est possible, puis ça ne l’est plus… Ils cherchent juste un prétexte pour aller au contact avec nous et nous disperser ?", a déclaré Cécile, interrogée par un correspondant de l’AFP, avant que le cortège ne s’ébranle.
A Toulouse encore, un jeune homme de 20 ans a été grièvement blessé à la main lors de heurts avec les forces de l’ordre. "Les circonstances de cette blessure ne sont pas connues à ce stade. Des investigations seront menées, sous la responsabilité de l’autorité judiciaire, pour faire la lumière sur cet événement", a précisé la préfecture de Haute-Garonne.
A Lille, des lacrymogènes, des grenades de désencerclement et des canons à eau ont été employés pour mettre un terme à un rassemblement à son arrivée et, à Grenoble, près de 400 individus masqués ont commis des dégradations et attaqué les forces de l’ordre à coups de mortiers et de projectiles, selon la préfecture.