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L’Orient-Express Corinthian

© Julien Faure / Paris Match

Corinne Thorillon 18/10/2026 à 13:47, Mis à jour le 18/10/2026 à 13:47

Après une escale d’une journée à Ponta Delgada sur l’île de Sao Miguel aux Açores, le grand voilier s’est élancé pour sa longue traversée.

Vendredi 16 octobre 2026. Le quatrième jour de cette odyssée s’éveille sous un ciel lumineux. Sur le pont 6, le petit-déjeuner est servi à la carte, au restaurant La Terrasse, l'une des cinq tables du navire. Au menu, un choix délicat qui met à l’honneur le Raw Bowl, élixir de longévité imaginé par Déborah Passuti, en collaboration avec le chef Yannick Alléno qui a composé tous les menus du palace flottant. Les œufs se savourent agrémentés de caviar ou délicatement préparés façon Bénédicte, nappés d'une sauce hollandaise aérienne. Une musique douce et discrète accompagne les premiers instants de la journée. Les trois immenses voiles sont déployées, mais le navire s’aide encore au moteur. Tous espèrent voir les machines s’effacer bientôt pour laisser the vent dicter seul la route. Un vœu vite exaucé. Le plus grand voilier du monde va atteindre jusqu’à 14 nœuds.

Tandis que les haut-parleurs égrènent les consignes de sécurité destinées à l’équipage, les passagers, prévenus la veille, vaquent tranquillement à leurs occupations pendant que le personnel s'affaire. L’océan offre un spectacle permanent : l’heure est à la contemplation. À midi, au comptoir de l’Encre, il n’est point de plus noble décor que la mer aux teintes irisées pour déguster huîtres et crustacés. Près de la piscine, l’eau se pare d’un bleu profond qui semble se confondre avec le bassin où l’on peut se baigner. Le temps file, suspendu entre l’océan et le ciel, abolissant les fuseaux horaires pour ne plus épouser que celui du plaisir et de la volupté — une véritable déconnexion du monde.

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Suite

© Julien Faure / Paris Match

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Petit-déjeuner sur l’Orient-Express Corinthian

© Julien Faure / Paris Match

Toutes les expériences imaginées par Maxime d’Angeac invitent au voyage, à la lenteur et à l’extrême raffinement

Les ateliers bien-être se succèdent. Au spa Guerlain, l’on apprend à purifier et nettoyer sa peau. Au bar de la bibliothèque, les secrets d’une bonne hydratation. Les divertissements ne manquent pas à bord de l’Orient-Express Corinthian. Dans la salle de cinéma à la moquette épaisse, dont les motifs sont inspirés des panneaux floraux en verre de Suzanne Lalique, l’acoustique de pointe permet de savourer des classiques ou de découvrir des nouveautés, confortablement lové dans les fauteuils de velours, reproductions fidèles de ceux du train historique. Les aficionados du backgammon se lancent des défis dans l’élégante salle des cartes où deux mosaïques de l’artiste allemande Nicole Zäch évoquent sur les murs les cartes astrales du XVIIe siècle.

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Toutes les expériences imaginées par Maxime d’Angeac invitent au voyage, à la lenteur et à l’extrême raffinement. Jusqu’à la bibliothèque conçue tel un salon privé à l’élégance feutrée qui abrite 1 500 livres sélectionnés avec la célèbre librairie Galignani à Paris. L’intégrale d’Agatha Christie y trône en bonne place. Plus tard, les noctambules vont s’affronter aux fléchettes dans le yacht-club avant de se délecter des Martini de Giovanni au Speakeasy. Et pour finir la nuit, les sets électro de DJ John sur le dance-floor du Wagon-Bar. Avec en guest star un couple de grillons qui s’est invité en passagers clandestins. La vie à bord vient de prendre son rythme de croisière.

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Dans la bibliothèque de l’Orient-Express Corinthian.

© Julien Faure / Paris Match

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La terrasse de l’Orient-Express Corinthian

© Julien Faure / Paris Match

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