À Déville-lès-Rouen, l’arrêt de bus « Chapelle Saint-Siméon » raconte une tradition oubliée de pélerinage
À PLUS DANS LE BUS ! Découvrez avec nous la drôle d’histoire des noms des arrêts de bus dans la Métropole de Rouen. Comme celle du terminus de la ligne 44 du réseau Astuce qui rend hommage à un lieu de pèlerinage extraordinaire.
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À se balader rue Georges-Hébert à Déville-lès-Rouen, à côté du collège Sainte-Marie, rien ou presque n’évoque la présence d’une chapelle dans cette ville qui fût le lieu de villégiature des évêques et autres prélats gradés au XIXe siècle.




Pas de toit pointu monumental, pas de fenêtre en ogive visible, pas de crucifix dominant les fidèles dans cette ville de 10 000 habitants pourtant très marquée par la foi jusqu’à aujourd’hui.
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On trouve pourtant dans ce secteur, qui déborde un peu à l’ouest de Rouen, l’Église catholique, l’église évangélique mais aussi le culte antoiniste, des catholiques célébrant la messe en latin, des Témoins de Jéhovah et on en oublie sans doute.
Alors pourquoi l’arrêt terminus de la ligne 44 du réseau Astuce, qui se trouve là, devant le collège Sainte-Marie, se nomme-t-il « Chapelle Saint-Siméon » ?
Un œil observateur, posé à l’angle de la rue Georges-Hébert et de la rue Abbé-Decaux, découvrira une toute petite chapelle posée sur un terrain privé, inaccessible et qui fut pourtant un extraordinaire lieu de pèlerinage.
C’est la fameuse chapelle Saint-Siméon. Pendant des siècles des pèlerins venait prendre les eaux dans une source à cet endroit, le liquide étant censé guérir les maladies de peau. Vers 1850, une chapelle – qui n’est pas reconnue par l’église – a été construite.
Une tradition qui remonterait au XIe siècle
D’après la légende et l’hagiographie, Saint Siméon, ou Syméon, serait passé à Déville-lès-Rouen au XIe siècle. Il aurait trempé ses pieds dans la source et ils auraient été guéris.
Il aurait été originaire d’Asie Mineure, aurait tenté de réformer des règles monastiques pour les rendre très rigoureuses ce qui a entraîné son exil de Constantinople. Il serait décédé en 1022.
Pour les pèlerins, la tradition établit qu’ils doivent faire une neuvaine (dévotion privée ou publique de neuf jours), puis rendre visite au guérisseur accompagné de deux personnes et accrocher un ruban sur la statue de Saint-Siméon. À plus dans le bus !
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