Le seul Belge à avoir affronté la légende Michael Jordan sur un terrain de basket (c'était au Mac Donald de Paris en 1997). La mise en jeu de ce Paris Basket Racing (l'ancêtre du PSG)-Chicago Bulls figure d'ailleurs dans la série consacrée au cultissime numéro 23 "The Last Dance" sur Netflix.

Cela situe la place d'Éric Struelens au panthéon du basket belge. Aujourd'hui âgé de 56 ans, après avoir mis un terme à sa carrière en 2017, il s'est exilé à Valence où il gère un Bouncewear, un magasin de basket.

Le Bruxellois gère un magasin BounceWear à Valence
Le Bruxellois gère un magasin BounceWear à Valence ©DR

Bruxellois pur jus (il habitait dans une tour à deux pas de la Gare de l'Ouest à Molenbeek dans sa jeunesse), il a explosé sous le maillot de Malines (six titres du champion, deux coupes de Belgique et élu à deux reprises meilleur joueur du championnat) avant de remporter le premier titre de l'histoire des Spirous en 1996.

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Après un transfert au Paris Racing Basket (et hop un titre de champion de France en 1997), il atteint le toit du basket européen en rejoignant durant quatre ans le grand Real Madrid (champion en 2000). Il a touché des doigts à deux reprises un contrat en NBA ("je gagnais mieux ma vie en Espagne", dit-il). Il ne regrette rien. Retour sur l'une des plus belles carrières du ballon orange noir jaune rouge à travers des noms et des anecdotes.

Le Belge a refusé deux fois la NBA car il gagnait mieux sa vie en Espagne.

Le joueur le plus fort que vous avez affronté ?

Le Serbe Željko Rebrača, à l'époque de Benneton Trévise (cinq fois champion d'Italie, une coupe d'Europe en 1995, quatre participations au Final Four)

Le Serbe de Benetton Trévise avant d'aller en NBA
Le Serbe de Benetton Trévise avant d'aller en NBA. ©BT

Le joueur le plus fort avec qui vous avez joué ?

J.R.Reid au Paris Basket Racing.

Le joueur le plus fou ?

Le Slovène Marko Milic que j'ai côtoyé durant mes années au Real Madrid.

Le joueur le plus fêtard ?

J'en ai connu plusieurs. Le numéro 1 incontestable : le Français Laurent Sciarra à l'époque du Paris Racing.

Le joueur le plus drôle ?

L'Américain Ron Ellis avec qui j'ai joué durant une saison au Spirou Charleroi.

Le joueur que vous avez perdu de vue ?

J.R. Reid. Ce serait sympa de le revoir.

L'équipe la plus forte dans laquelle vous avez évolué ?

La formation qui a disputé la saison 1999-2000 du Real Madrid ; c'était du très haut niveau. Avec Alberto Herreros, Keith Jennings, Aleksandar Djordjevic, Brent Scott (NdlR : Éric termine deuxième meilleur rebondeur de l'équipe avec une moyenne de 6.4 par match).

Le titre que vous avez le plus fêté ?

C'était à Charleroi en 1996. Pour la première fois de son histoire, le Spirou décrochait enfin le titre. Cela a lancé le club. Je n'ai pas de souvenir du retour à la maison. Je précise que ce n'est pas moi qui ai conduit…

Il a passé 5 ans dans l'un des meilleurs clubs du monde
Il a passé cinq ans dans l'un des meilleurs clubs du monde. ©Archives

La plus grosse engueulade dans le vestiaire ?

Avec le coach du Real Madrid Sergio Scariolo. Quand il gueulait, ça soufflait fort.

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L'entraîneur que vous avez préféré ?

Lucien Van Kersschaever à Malines. C'est lui qui a façonné mon jeu, qui m'a appris des ficelles et a lancé ma carrière professionnelle.

Le coach de Malines qui a cru en lui
Le coach de Malines qui a cru en lui. ©DR

L'entraîneur avec qui cela ne passait pas ?

L'Espagnol Trifon Poch à Gérone. Je ne le supportais pas. J'ai tenu une demi-saison avant de partir en Grèce.

Votre meilleur souvenir ?

Durant ma carrière, j'ai connu beaucoup de bons moments. Je dois avouer que le Mac Donald's Open 1997 face aux Chicago Bulls de Michael Jordan, ça le fait…

Face au plus célèbre numéro 23 de la planète basket lors du Mac Donald's Open en 1997 à Pa
Face au plus célèbre numéro 23 de la planète basket lors du Mac Donald's Open en 1997 à Paris. ©PSG

Votre meilleur match ?

Heureusement, j'en ai joué quelques-uns de qualité. Ce ne fut peut-être pas le meilleur de toute ma carrière mais, face au Bulls de Jordan, j'avais sorti le grand jeu et de belles stats (20 rebonds et 11 points)

Le match que vous aimeriez rejouer ?

Ce fut le choc du basket belge pendant plusieurs années. Avec, chaque année, les playoffs et la finale entre Malines et Castors Braine. J'aimerais revivre une de ces finales où le score se termine par trois manches à deux. Je ne dois pas vous dire qui en sortirait vainqueur… (NdlR : quatre finales ont eu lieu entre Malines et Castors Braine en 1987, 1989, 1990 et 1992. Elles ont toutes été gagnées par Malines…)

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Votre pire match ?

À l'occasion de mon trentième anniversaire, ma famille et mes amis ont décidé de me préparer une surprise. Ils débarquent toutes et tous pour venir voir le match contre Estudiantes. J'ai été nul. Complètement à côté de mes pompes. Je n'avais pas la tête à jouer.

Mon plus mauvais match? Le jour de mes 30 ans...

La plus belle ambiance ?

Même si j'ai joué un peu partout en Europe, j'ai toujours apprécié l'atmosphère de la salle de la Garenne à Charleroi (celle qui a précédé le déménagement au Dôme).

La plus chaude ambiance ?

Il y a chaud et il y a hostile. Les deux salles dans lesquelles je ne me sentais pas toujours très à l'aise : le Panathinaikos et à l'Olympiakos.

Le transfert que vous avez loupé de justesse ?

Quand mon contrat se terminait au Real Madrid en 2002, j'ai été à deux doigts de signer au Maccabi Tel Aviv. C'était un très grand club (NdlR : six fois champion d'Europe, neuf finales de l'Euroligue…). L'ambassade de Belgique m'a déconseillé d'y aller eu égard à la situation géopolitique sur place.

L'anecdote que vous n'avez jamais racontée ?

Lors d'un match du Real Madrid face à un club mal classé (Leon), mon équipier Tanoka Beard n'était pas du tout dans le match. Il n'en touchait pas une. Je lui ai mis une claque pour le réveiller. Nous avons gagné le match et Beard m'a remercié de l'avoir secoué.

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