Reportage.

Depuis 2016, un groupe hétéroclite de seniors, exclusivement féminin, coule des jours heureux dans une résidence construite sur mesure aux confins de la capitale britannique. Cette expérience d’autogestion, franche réussite, pourrait servir de modèle dans le contexte du vieillissement de la population. Même si tout n’est pas toujours rose.

DESSIN DE EMMA HANQUIST, SUEDE. IKON IMAGES

Sur un balcon recouvert de glycine, un groupe d’amies papotent. On entend des éclats de rire en contrebas dans le jardin partagé où Hedi Argent, 96 ans, la doyenne des 26 résidentes, pose pour notre photographe. “Tu as oublié de couper l’étiquette”, lui crie sa voisine, Angela Ratcliffe, 92 ans. Une femme se précipite pour réparer cet oubli, tandis que d’autres se moquent gentiment : “C’est de quel créateur ? Tu l’as payé combien ?”

Il ne s’agit pas d’une copropriété comme les autres. C’est la première résidence autogérée, participative, pour seniors, réservée aux femmes. Il y a dix ans, 26 femmes, âgées de 55 à 95 ans, se sont installées dans cet immeuble de briques rouges de trois étages construit sur le site d’un ancien couvent, niché derrière une grande rue commerçante.

La résidence New Ground dans le borough de Barnet, au nord du centre de Londres, n’est pas une maison de retraite. Les femmes qui y vivent ont l’habitude de dire : “Nous prenons soin les unes des autres mais nous ne sommes pas des soignantes.” Vingt et une des 26 résidentes du projet de départ vivent toujours à New Ground. Elles ont beau venir de milieux très différents, elles étaient toutes convaincues d’une chose : vieillir seule n’est pas une fatalité et il est tout à fait possible de finir ses vieux jours

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The Sunday Times (Londres)

Fondé en 1822, ce journal conservateur a fusionné avec The Times en 1967. L’enfant chéri de Rupert Murdoch est aujourd’hui l’un des meilleurs journaux de qualité du dimanche, en tout cas le plus lu. Contrairement à l’édition quotidienne (les deux rédactions sont distinctes), The Sunday Times a soutenu le vote en faveur de la sortie de l’Union européenne, en 2016.

Au début de l’agression russe en Ukraine, le 24 février 2022, le site du Times (partagé avec son édition dominicale, The Sunday Times) enregistre 1 000 nouveaux abonnements par jour, reflet de son excellent travail de terrain en matière d’actualité internationale. Sept reporters couvrent le conflit en permanence, sur le terrain.

Comme les éditions dominicales des autres grands quotidiens britanniques, The Sunday Times est composé de nombreux suppléments : Entreprise, Maison, Argent, Spectacles. Moins centré sur l’actualité à chaud que sa version quotidienne, il accorde une grande place aux enquêtes de fond et à des articles plus légers.

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