À Lyon, une centaine de personnes mobilisées pour défendre l'encadrement des loyers

Les partisans de l’encadrement des loyers soulignent l’aspect protecteur des locataires et ses détracteurs y voient une mesure contre-productive, pénalisant les propriétaires © Pixabay / Falco
Alors que l'expérimentation concernant l'encadrement des loyers doit prendre fin en novembre, une centaine de personnes ont réclamé mercredi sa pérennisation.
Une centaine de personnes se sont mobilisées mercredi soir à Lyon pour défendre l'encadrement des loyers dont l'expérimentation s'achève fin novembre et que la nouvelle présidente LR de la métropole lyonnaise ne souhaite pas voir renouvelée.
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Laura par exemple, vit depuis 2023 dans une colocation de sept personnes à Villeurbanne, l'autre ville de la région lyonnaise soumise à cet encadrement. Son propriétaire ne respectait pas la loi et trichait sur le nombre de m2 : "on a vu que c'était 123 m2, au lieu des 160 écrits sur le bail". Avec ses colocataires, ils ont pu récupérer environ 4.000 euros de trop-perçus, a-t-elle raconté à l'assistance.
Selon la Fondation pour le Logement en Auvergne-Rhône-Alpes, co-organisateur de la manifestation avec la CSF (Confédération syndicale des familles) et la BAIL (Brigade associative inter locataires), 444 ménages ont obtenu localement la restitution de plus d'un million d’euros de loyers indûment perçus depuis 2021. "C'est un dispositif qui plafonne les loyers des locataires du parc privé en se basant sur les niveaux du marché" et "modère les loyers les plus abusifs", estime Manuel Domergue, directeur des études de la fondation.
Sarselli veut "un choc d'offres"
Sachant que "les locataires du parc privé sont de plus en plus des ménages modestes en France, dans les grandes villes, des jeunes, des étudiants, des mères célibataires, des personnes qui ont des petits boulots", énumère-t-il. Actuellement expérimenté dans 70 communes en France, dont Lyon et Villeurbanne, l'encadrement des loyers pourrait s'arrêter fin novembre si aucun texte parlementaire ne prévoit sa prolongation.
Ce rassemblement intervient également au moment où la nouvelle présidente LR de la métropole de Lyon, Véronique Sarselli, a multiplié les déclarations pour demander l'arrêt de ce dispositif, prônant à la place un "choc d'offres" de logements.
"On a une métropole de Lyon qui est la seule de toutes les collectivités qui ont adopté l'encadrement des loyers en France, et dit +on arrête+ au moment où les villes de gauche comme de droite, je pense à Bayonne, se mobilisent pour qu'il y ait la pérennisation de l'encadrement des loyers", s'est indigné devant la presse il y a quelques jours Renaud Payre, co-président du groupe écologiste et apparentés de la Métropole de Lyon.
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