À seulement 17 ans, ils lancent leur propre mouvement, qui sont ces trois jeunes Gersois qui veulent donner une voix à toute une génération ?
l'essentiel Éducation, emploi, citoyenneté ou encore protection de l’enfance : trois Gersois de seulement 17 ans viennent de créer "Gers, Terre d’Avenir". Un mouvement politique mais apartisan, selon ses fondateurs, avec lequel ils espèrent porter la parole et les propositions de la jeunesse auprès des élus du département.
Il s’était déjà mobilisé pour obtenir le maintien d’un poste d’infirmière scolaire. Aujourd’hui, à seulement 17 ans, il va plus loin en lançant un mouvement destiné à faire davantage entendre la voix des jeunes dans la vie de leur département. Aux côtés de Nathan Rieux et Elio Cecutti, Nathanaël Coracin a fondé "Gers, Terre d’Avenir". Déclarée en association le 12 août dernier, l’initiative avait commencé à prendre forme dès décembre 2025, avec l’ambition de formuler des propositions et de les porter auprès des élus locaux. Objectif : contribuer à construire l’avenir du Gers en donnant davantage de poids à sa jeunesse, dans un département confronté au vieillissement de sa population.
La tête remplie d’idées et leur amitié pour les porter, les trois adolescents refusent de voir leur jeune âge comme un frein. "Aussi jeunes soyons-nous, nous avons tous un rapport étroit avec l’engagement local", assure Nathanaël Coracin. Nathan Rieux et Elio Cecutti sont notamment engagés dans des structures sportives et associatives à Pavie. Nathanaël est, lui, conseiller de la vie lycéenne au lycée Pardailhan, à Auch, et membre du conseil d’administration de l’établissement.
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C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il s’était mobilisé en 2025, alors qu’un poste d’infirmière scolaire était menacé dans les lycées auscitains. Le jeune homme avait initié la rédaction d’une lettre adressée au rectorat de l’académie de Toulouse pour demander son maintien. Un combat dont l’issue avait finalement été favorable.
Faciliter l’accès aux études et à l’emploi
Rencontré aux Daroles, à Auch, Nathan Rieux, bien qu’encore un peu timide, défend le projet corps et âme. Pour lui, Gers, Terre d’Avenir doit permettre aux jeunes de ne plus être uniquement spectateurs des décisions qui les concernent. "Même si on n’a que 17 ans, on peut participer à ce développement et ne pas être juste des gens qui proposent des idées", défend-il.
Pour cette première année 2026-2027, le mouvement entend notamment concentrer ses efforts sur l’éducation et l’emploi des jeunes. Parmi les pistes évoquées : faciliter l’accès aux stages, mais aussi développer davantage l’offre d’enseignement supérieur dans le département.
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Nathan Rieux aimerait notamment voir de nouvelles formations s'implanter dans le Gers. "J’aimerais qu’il y ait plus d’écoles supérieures ici. Une prépa scientifique, par exemple, ce serait bien", avance-t-il.
Mais au-delà des propositions, les trois adolescents veulent surtout créer un lien entre la jeunesse gersoise et ceux qui prennent les décisions. « Ce qu’on peut faire, c’est favoriser le dialogue et la rencontre avec les élus locaux », explique Nathan. Plusieurs responsables politiques leur auraient déjà proposé leur soutien. Le mouvement souhaite ainsi endosser un rôle d’intermédiaire pour faire remonter les attentes des jeunes du territoire.
"Notre jeunesse est un vivier encore sous-estimé"
Chez Nathanaël Coracin, l’envie de s’investir dans le Gers trouve aussi ses racines dans son histoire familiale. "Mon grand-père, Bruno Coracin, venu d’Italie, a fondé les prémices de l’entreprise Menuiseries de Gascogne dans les années 1950. Nous avons tous un rapport de fierté avec l’engagement local", raconte le président et cofondateur du mouvement.
"Notre jeunesse est un vivier encore sous-estimé", estime-t-il. Le jeune Gersois met notamment en avant les résultats obtenus au baccalauréat et salue le travail des enseignants du département. Autant d’éléments qui renforcent, selon lui, la nécessité de donner aux jeunes davantage de possibilités de poursuivre leurs études, de travailler et de construire leur avenir dans le Gers.
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Les trois fondateurs assument toutefois la dimension politique de leur démarche, tout en refusant de rattacher leur mouvement à un parti. "Je le reconnais, notre travail est politique, mais apartisan", insiste Nathanaël Coracin. Éducation, citoyenneté, économie et emploi des jeunes doivent ainsi constituer les principaux chevaux de bataille de Gers, Terre d’Avenir. Le mouvement entend également s’engager sur les questions de protection de l’enfance et d’aide sociale.
Dans les prochaines semaines, ses trois fondateurs comptent désormais multiplier les démarches auprès des responsables politiques. Députés, conseillers régionaux et élus locaux doivent notamment être sollicités afin de présenter le mouvement et ses propositions. Des rassemblements et des courriers sont également envisagés dans les prochains mois.