l'essentiel Mis en examen pour des faits de viols et d’agressions sexuelles sur plusieurs enfants, un animateur de centre de loisirs de Tarnos (Landes) a été remis en liberté sous contrôle judiciaire en août. Une décision qui suscite l’incompréhension et la colère des familles des victimes présumées, alors que 14 plaintes ont désormais été déposées.

Dans les Landes, la remise en liberté sous contrôle judiciaire d'un animateur accusé de viols sur plusieurs enfants suscite la colère des familles des victimes, racontent nos confrères de franceinfo.

Mis en examen pour des viols et des agressions sexuelles sur des enfants âgés de trois à quatre ans, un animateur de centre de loisirs de 37 ans, exerçant à Tarnos, a été libéré au mois d'août. L'homme fait désormais l'objet d'un contrôle judiciaire allégé. Cette situation provoque une vive indignation chez les parents.

Selon les informations de franceinfo, 14 familles ont déposé plainte à ce jour contre cet employé. L'affaire avait été révélée après le témoignage d'une enfant de 4 ans qui avait déclaré que l'animateur lui avait "touché le zizi". Des témoignages similaires lui ont fait suite, décrivant des faits s'apparentant à des viols, qui se seraient déroulés aux toilettes ou lors des siestes.

Le suspect avait été placé en garde à vue le 6 juillet dernier. Il a ensuite été mis en examen pour quatre viols et trois agressions sexuelles, puis écroué au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan. Sa sortie de prison est intervenue un mois plus tard après une demande de mise en liberté. Depuis sa mise en examen, l'homme a fait l'objet de nouvelles plaintes. 

Le contrôle judiciaire impose au mis en cause un éloignement géographique en Bretagne. L'intéressé doit également pointer toutes les deux semaines à la gendarmerie. Pour justifier cette mesure de remise en liberté, la chambre de l'instruction avance que la sécurité du mis en cause ne peut plus être garantie en détention.