Toutefois, écartons de suite le mot "canicule". Adrien Warnan, prévisionniste chez Météo-France, écarte aussi l'étiquette de "vague de chaleur" dans les colonnes de Ouest-France. "On ne peut pas à ce stade parler de vague de chaleur mais ce qui est sûr, c'est que les températures vont remonter au fur et à mesure de la semaine, jusqu'à atteindre un pic ce week-end", explique le prévisionniste Adrien Warnan.

Jusqu'à 40 degrés possibles le samedi 5 septembre

Puisque les nuits se rallongent en cette période de l'année, le thermomètre redescend davantage entre deux journées chaudes. Pour que l'on parle de vague de chaleur, il faut que la température moyenne nationale soit au-dessus de certains seuils pendant plusieurs jours.

Et cela ne veut pas dire que la situation est bonne, bien au contraire. L'écart avec les moyennes de saison atteint des sommets. "On pourrait être 10 °C au-dessus des normales de saison dans le Sud. Dans le Nord, ce sera probablement un peu moins, même s'il fera quand même chaud pour un mois de septembre", précise Adrien Warnan. D'habitude, un mois de septembre normal dans le Midi est à 25 degrés.

Mais alors, d'où vient cette hausse soudaine ? L'origine se situe au sud des Pyrénées. Le mercredi 2 septembre, une dorsale de l'anticyclone des Açores s'étendra sur le pays avant de filer vers l'Europe centrale. L'air subtropical remontera depuis la péninsule ibérique et bloquera les perturbations atlantiques.

Le samedi 5 septembre, le modèle européen ECMWF parle du pic de l'épisode. Une vaste zone comprise entre 35 et 38 degrés pourrait s'étendre du sud-ouest au centre du pays. On parle même de pointes proches de 40 degrés selon certains scénarios entre l'Aquitaine et l'Occitanie.

Toutefois, la fiabilité de ces prévisions varie fortement selon les jours. "La fiabilité est plutôt bonne sur les régions du Sud d'ici vendredi 4 septembre et samedi 5 septembre. À partir du dimanche 6 septembre, l'incertitude grandit", indique le prévisionniste de Météo-France.

Un scénario chaud à 60 % pour le trimestre à venir

Ensuite, les scénarios divergent. Ce pourrait être un simple souffle d'air chaud de deux jours ou une installation plus durable. Le vendredi 4 septembre, le thermomètre affichera déjà 30 à 34 degrés sur une grande partie de la moitié sud. Et le dimanche 6 septembre, les valeurs les plus extrêmes pourraient reculer vers la Méditerranée et le sud-ouest. Malheureusement, la pluie manquera à l'appel.

Après une semaine d'orages, les averses se raréfient dès ce mardi. "Il y aura quelques gouttes possibles près des côtes de la Manche durant la semaine, mais ce sera plutôt des petites pluies pas vraiment conséquentes. Mais le reste du pays, ce sera plutôt des conditions anticycloniques, donc très ensoleillées et donc avec la chaleur un peu remarquable pour un début septembre", détaille Adrien Warnan. Le reste de la France passe sous des conditions anticycloniques et le soleil brillera du matin au soir.

L'été 2026 fut hors norme avec trois canicules, une sécheresse persistante et des incendies très violents. Le pays a enchaîné près de 70 jours de suite au-dessus des normales de saison. Les sols, durcis par des mois de sécheresse, encaissent très mal les pluies orageuses de ces derniers jours. L'eau ruisselle sans s'infiltrer et le risque d'inondation augmente lors des épisodes méditerranéens de l'automne.

Les agriculteurs surveillent donc les prochaines semaines avec inquiétude, alors que les nappes phréatiques n'ont pas profité des derniers orages et pour cause, ces pluies violentes repartent en surface au lieu de s'infiltrer. Météo-France retient le scénario chaud pour le trimestre à venir. La probabilité atteint 60 % contre 20 % pour un temps plus frais.

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