Tesla chute du podium des ventes en Chine, pourquoi c'est mauvais signe pour son futur dans l'industrie
En juillet dernier, Tesla a vendu 27 249 véhicules en Chine alors que BYD est entré dans le top 10 mondial des constructeurs automobiles en 2026. Bref, l'avenir de Tesla dans le monde de l'automobile pourrait être menacé par ces mauvais résultats. On vous explique pourquoi.
Le mois de juillet est douloureux pour Tesla
Tout d'abord, revenons sur les chiffres partagés par l'association chinoise des constructeurs CPCA. En juillet, BYD a vendu 223 461 véhicules électriques et s'empare donc de la première place avec 23,5 % de part de marché. Geely suit avec 105 526 unités. On trouve ensuite Leapmotor avec 83 698 véhicules électriques écoulés et une progression spectaculaire de 84 % sur un an.
En mai et en juin, Tesla occupait la cinquième place du classement. Mais en juillet, c'est la débandade et le constructeur étasunien disparaît du top 10. Sa part de marché tombe à 4,21 % sur le marché des voitures 100 % électriques. Xiaomi, lui, se débrouille très bien avec 31 267 véhicules électriques écoulés en juillet, alors que son activité automobile n'existe que depuis 2024. C'est 4 000 de plus que Tesla.
Toutefois, le constructeur étasunien peut se consoler avec une bonne nouvelle : son Model Y est le troisième modèle le plus vendu en Chine, avec 25 158 exemplaires. Ce chiffre représente 80 % des ventes chinoises de Tesla. Le SUV porte donc le constructeur dans ce territoire de grande importance.
Et justement, pourquoi cette sortie du top 10 pèse sur l'avenir de Tesla ? Actuellement, c'est la Chine qui dicte le futur de l'automobile électrique mondiale. Ces modèles ont représenté 65,1 % des ventes de modèles neufs en Chine lors du mois de juillet. Une adoption record au niveau mondial.
Les constructeurs chinois jouent aussi des coudes pour proposer des modèles toujours moins chers mais mieux équipés. Pendant ce temps, Tesla n'a qu'un catalogue vieillissant de Model 3 et Model Y qui n'ont droit qu'à des restylages. Toujours pas de successeur alors que les Model X et Model S ont été supprimés au profit du robot humanoïde Optimus qui récupère leur ligne de production.
Une concurrence chinoise très agressive
Et puis n'oublions pas de préciser que la vague chinoise envahit désormais l'Europe où les constructeurs posent leurs valises. Xiaomi compte bien lancer ses voitures électriques sur le Vieux Continent en 2027. Quant à BYD, son siège européen est désormais en Hongrie où se trouvera également son usine.
Le but est clair pour le leader mondial, c'est de produire ses voitures électriques chez nous pour éviter les taxes imposées par Bruxelles sur l'importation de véhicules depuis la Chine. En attendant la concrétisation de cette stratégie, BYD compte sur les hybrides rechargeables importés même si l'Union européenne pourrait aussi les taxer.
Bref, la situation est tendue pour Tesla dans un marché chinois qui mène la danse. Rappelons que l'année 2025 a marqué le premier recul annuel des ventes de Tesla dans le pays. Le constructeur paraît incapable de rivaliser sur le marché le plus disputé du monde et prend du retard sur les standards du marché.
Tesla a l'air bien plus occupé avec son robot humanoïde Optimus qui galère mais aussi ses roboaxis et l'IA. À la fin du mois de juillet, le Wall Street Journal a rapporté que Tesla aurait réfléchi à une scission des activités chinoises. Elon Musk a de suite démenti.
Alors est-ce que la stratégie d'Elon Musk de délaisser les véhicules électriques pour les particuliers et de se concentrer sur la robotique et la conduite autonome va payer ? Réponse dans quelques années. Mais en attendant, celui qui a démocratisé les véhicules électriques peine à être au niveau de la vague chinoise.
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