Affaire Patrick Bruel : Montpellier, Paris, Brest, Lyon... Quelles sont ces villes où le chanteur n’est plus le bienvenu ?
l'essentiel À quelques semaines du lancement de sa tournée d’automne, Patrick Bruel fait face à l’opposition de plusieurs élus. De Montpellier à Paris, en passant par Brest et Lyon, plusieurs maires demandent au chanteur de renoncer à se produire dans leur ville.
La liste continue de s’allonger. Ce samedi 22 août, le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, est devenu le dernier élu en date à s’opposer publiquement à la venue de Patrick Bruel. "Il n’est pas le bienvenu à Montpellier", a tranché l’édile socialiste sur X, alors que le chanteur doit passer par la ville dans le cadre de sa tournée "Alors regarde 35", qui doit débuter au mois d'octobre.
S'il appartient à la justice, dans le respect des droits de la défense, de déterminer les suites des plaintes déposées à l'encontre de Patrick Bruel, les paroles des femmes qui ont déposé plainte doivent être entendues.
— Michaël Delafosse - Maire de Montpellier (@MDelafosse) August 21, 2026
Elles relatent un comportement de prédateur sexuel, faisant… https://t.co/4xcgSZ4wAq
"Les paroles des femmes qui ont déposé plainte doivent être entendues", a-t-il ajouté, tout en rappelant qu’il appartient à la justice de déterminer les suites des procédures visant l’artiste.
Mais la ville de Montpellier est loin d’être la seule à s'opposer à l'artiste. Deux jours plus tôt, le maire de Chartres, Ladislas Vergne, avait lui aussi demandé au chanteur de ne pas venir. "Hors de question que Patrick Bruel, dans ces conditions, vienne à Chartres", avait-il déclaré sur RTL, invoquant les nombreuses plaintes déposées contre lui.
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De Paris à Marseille, des oppositions partout en France
Le 20 mai dernier, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, avait estimé que Patrick Bruel devait "faire une parenthèse dans sa carrière" le temps que la justice se prononce. Dans son sillage, plusieurs grandes villes avaient pris position comme à Marseille où Benoît Payan avait appelé l'artiste à ne pas maintenir son concert du 30 octobre au Dôme, compte tenu de "la gravité des accusations".
À Lyon, Grégory Doucet avait jugé "préférable qu’il se tienne à distance des salles de concerts". Le maire de Nancy, Mathieu Klein, avait de son côté appelé les organisateurs à suspendre la tournée. Stéphane Roudaut, le maire de Brest, a lui renouvelé son opposition à la venue de l’artiste. Ces derniers jours, Tours et Caen ont à leur tour demandé l’annulation des concerts prévus dans leur ville.
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Toulouse et Limoges ne veulent pas interdire ses concerts
Mais tous les élus ne partagent pas cette position. À Toulouse, Jean-Luc Moudenc refuse de demander l’annulation du concert au nom de la présomption d’innocence note BFMTV. Même ligne de conduite à Limoges, où le maire LR Guillaume Guérin ne souhaite ni réclamer l’annulation de la date ni prendre position tant que les procédures judiciaires sont en cours.
Fin mai, le chanteur avait déjà annulé l'ensemble de ses concerts programmés entre juin et septembre, ainsi que ses participations dans des festivals. Sa production avait alors invoqué un "souci d’apaisement et de responsabilité".
Patrick Bruel est mis en examen dans quatre dossiers de violences sexuelles et placé sous le statut de témoin assisté dans quatre autres. Il est au total visé par une trentaine de plaintes, notamment pour viol. Il reste présumé innocent.