Allégresse à Boston, déception à Dallas, fin de l’histoire à Miami : le récit de la dernière semaine de l’équipe de France à la Coupe du monde
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L’équipe de France espérait se trouver à New York pour disputer, ce dimanche, la finale de la Coupe du monde. Les Bleus ont fini leur aventure à Miami, samedi soir, au terme d’une dernière semaine entre allégresse et immense déception.
Coupe du monde. Équipe de France
L’aventure de l’équipe de France à la Coupe du monde aura duré un jour de moins que prévu. Un jour seulement au bout de sept semaines de vie commune, depuis le début de la préparation à Clairefontaine, fin mai, jusqu’aux au-revoir et aux adieux, samedi soir, dans la chaleur moite de Miami. Les Bleus rêvaient de New York, mais c’est en Floride qu’ils ont passé leurs derniers jours ensemble, autour d’une petite finale que pas grand monde ne voulait disputer. Et pourtant, les supporters qui pensaient que ce match serait ennuyant ont eu tord. Ce France - Angleterre s'est terminé sur un spectaculaire 4-6, avec des Bleus menés 4-0 à la mi-temps. Ils s’imaginaient à New York, ce dimanche, à défier l’Argentine dans un remake bouillant de la finale du Mondial 2022.
Mais la dernière semaine de la troupe de Didier Deschamps aux États-Unis n’a pas suivi le scénario envisagé. Il y a neuf jours, le vestiaire tricolore, en pleine allégresse, célèbre la victoire contre le Maroc (2-0) en quarts de finale et une qualification dans le dernier carré pour la troisième fois d’affilée en Coupe du monde.
Quelques anciens internationaux, comme Thierry Henry et André-Pierre Gignac, passent une tête dans le vestiaire pour les féliciter. Le week-end suivant à Boston, dans le camp de base où ils ont pris leurs habitudes, l’intensité des entraînements ne faiblit pas, avec en point de mire la demi-finale contre l’Espagne, adversaire tant redouté.
À Dallas, le rêve brisé
Avant de s’envoler vers Dallas, le groupe fête l’anniversaire de Franck Raviot (53 ans), l’entraîneur des gardiens, un fidèle de Deschamps. Il est né un 12 juillet, une belle date dans l’histoire du foot français. Dans son discours, écouté religieusement par l’ensemble du groupe, il témoigne son affection pour tous ces joueurs. De ses mots se dégage aussi l’émotion de la fin qui approche.
Dans le Texas, après quatre heures de vol, les Bleus découvrent l’immense attente autour des quatre demi-finalistes de la Coupe du monde. Le dernier entraînement de veille de match, lundi 13 juillet, se déroule sur le campus de la Southern Methodist University (SMU), situé au nord du centre-ville de Dallas. Les journalistes présents se comptent par centaines, des supporters tentent de trouver un entrebâillement dans les bâches qui cachent le terrain pour apercevoir Kylian Mbappé et ses coéquipiers. L’atmosphère est légère. La cheville du capitaine des Bleus, touchée contre le Maroc, laisse planer un léger doute.
La France aborde, mardi 14 juillet, le rendez-vous qui fait basculer les destins. Cette fois-ci du mauvais côté. L’Espagne était plus forte. Dans le vestiaire, après le match, les joueurs sont « au fond du trou ». Le rêve de finale s’est envolé.
Le lendemain, à Bentley, l’université de Boston où ils se sont entraînés depuis six semaines, c’est déjà l’heure des premiers adieux. Didier Deschamps offre des maillots de l’équipe de France au personnel qui les a accueillis. À l’hôtel Four Seasons, dans le centre-ville, les joueurs, le staff et le personnel de l’établissement posent tous ensemble. Des adieux encore. Quelques sourires apparaissent sur les visages mais le cœur n’y est plus.
Au-revoir Boston, « welcome to Miami »
Jeudi 16 juillet, les éclats de rire dans les couloirs de l’hôtel et dans les chambres ne sont plus que des souvenirs. Les joueurs ont fait leur valise, le staff a plié le matériel. Dans l’avion qui transporte la délégation tricolore vers Miami, où se déroule la petite finale contre l’Angleterre, Rayan Cherki promet de « revenir plus fort » et de « réunir tout le monde derrière le coq ». La fraîcheur du joueur de Manchester City a traversé l’ensemble de la compétition.
Miami, il y a pire endroit pour finir la Coupe du monde. Little Havana, Ocean Drive, la marina sont autant d’endroits où flâner pour se libérer l’esprit. Les Bleus tentent, jeudi soir, d’obtenir un bon de sortie de leur hôtel à Fort Lauderdale, mais Didier Deschamps refuse. Il reste un dernier match à jouer, pas celui qu’ils espéraient. Les Anglais sont dans le même état d’esprit après leur sabordage contre l’Argentine. Vendredi, l’entraînement se déroule au Chase Stadium, l’ancien stade de l’Inter Miami, qui a construit depuis une nouvelle enceinte dont une tribune porte déjà le nom de Lionel Messi, la star du club de MLS.

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Ce dernier match des Bleus à la Coupe du monde est prévu au Hard Rock Stadium, qui accueille les Dolphins, la franchise de NFL, le Grand Prix de F1 dessine son tracé tout autour, entre les tribunes et les courts de tennis du Masters 1 000 disputé chaque année en mars. Dans ce parc d’attractions du sport, Deschamps et ses joueurs disputent leur dernière bataille contre les meilleurs ennemis anglais. Ce dimanche, la finale se déroulera sans eux.
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