À la pointe dans le domaine de la lutte contre le cancer du sein, la France possède plusieurs projets, dont l'un d'eux permet de "sentir" l'arrivée d'un cancer du sein.

Alors qu'Octobre rose, cette opération annuelle permettant de mettre en avant le dépistage contre le cancer du sein, est lancé, la recherche pour qu'il soit pris en charge le plus tôt possible continue. C'est la France qui tire son épingle du jeu avec le projet Kdog, développé par l'institut Curie.

Ce "nez" vise à détecter le cancer du sein grâce à son odeur - les tumeurs émettant des odeurs particulières - et notamment le cocktail de molécules qui permettent de sentir la signature chimique du cancer. À l’instar d'un chien antidrogue, l'idée est donc de créer un nez électronique utilisant des technologies comme la chromatographie ou la spectrométrie de masse, combinées à des analyses poussées.

Un premier diagnostique en quelques secondes

Moins coûteuse et moins invasive que les mammographies, cette technologie pourrait être en mesure de révolutionner la médecine et d'améliorer les conditions de prévention.

Cancer du sein: pourquoi de plus en plus de femmes sont touchées avant 40 ans

Cancer du sein: pourquoi de plus en plus de femmes sont touchées avant 40 ans

22:53

Ces nez pourraient également trouver leur place ailleurs qu'à l'hôpital, comme dans des pharmacies, des gares, des aéroports... Un premier diagnostic qui permettrait ensuite une prise en charge rapide.

Mais une fois pris en charge, le cancer du sein peut générer des à-côtés particulièrement fatiguant pour les patientes. 2 sur 3 vont ainsi subir la radiothérapie, délivrant des rayonnements ionisants pour détruire les cellules cancéreuses.

Sur ce sujet, l'institut Curie travaille avec Thalès sur une radiothérapie "flash", qui pourrait se faire en seulement quelques secondes, mais avec une quantité de radiations 1.000 à 10.000 fois supérieure. L'idée est d'épargner les tissus sains et de réduire les effets secondaires. Une seule séance pourrait être nécessaire.

Si tout va bien, un premier test doit avoir lieu en 2027.

Mais une fois le cancer vaincu, les séquelles peuvent être importantes. Des prothèses ou des implants sont installés via une opération. Les résultats peuvent varier, mais pour améliorer le retour à la vie normale et offrir aux femmes concernées une nouvelle vie, loin des complexes, Lattice Medical, une start-up lilloise, travaille de son côté sur des implants imprimés en 3D. Ressemblant à une grille implantée sous la peau, elle va servir de support sur lequel seront installés les tissus de la patiente, qui pourront ensuite se régénérer. L'implant, lui, doit ensuite se résorber naturellement.

À la clé, moins de risques de rejets, d'infections et une personnalisation extrême.

Sujets liés :