Un rebond inattendu, mais qui ferait sens sur le plan du profil. Depuis son départ de l’AS Monaco le 1er juin dernier, Sébastien Pocognoli était resté relativement discret sur le marché des entraîneurs. Mais selon les informations de Sky Sports, le technicien belge serait devenu le grand favori pour prendre la succession de Steve Clarke à la tête de la sélection écossaise.

Le feuilleton du banc écossais s’était ouvert après une Coupe du Monde 2026 marquée par les couleurs contrastées. La Tartan Army avait certes décroché un succès contre Haïti, mais les deux défaites concédées face au Maroc et au Brésil avaient scellé une élimination dès la phase de poules — un scénario jugé insuffisant par la fédération écossaise, qui avait rapidement mis un terme à sa collaboration avec Clarke, en poste depuis 2019.

Un profil belge pour redresser la barre écossaise

Personne ne l’avait vu venir, celle-là, tant le nom de Pocognoli n’était jusqu’ici jamais associé aux discussions autour d’un banc de sélection nationale. Mais son passage à l’AS Monaco, marqué par un style de jeu identifiable et une gestion appréciée du groupe malgré des résultats parfois contrastés, semble avoir tapé dans l’œil des dirigeants écossais en quête d’un nouveau souffle tactique.

Le feuilleton devrait connaître son épilogue dans les prochaines semaines, la fédération écossaise ayant tout intérêt à trancher rapidement avant le début des prochaines échéances internationales. Une nomination qui, si elle se confirme, marquerait un tournant dans la carrière de l’entraîneur belge, encore relativement jeune dans le métier.

Monaco, un tremplin qui aura marqué les esprits

Le passage de Pocognoli sur le Rocher, même écourté, aura laissé une empreinte certaine dans le football monégasque. Reconnu pour sa capacité à faire progresser de jeunes joueurs et pour une philosophie de jeu résolument offensive, le technicien belge quitte la Principauté avec une réputation qui semble avoir dépassé les frontières du championnat français.

Ou plutôt… c’est en tout cas ce que suggère cette piste écossaise, qui confirme l’intérêt suscité par son travail auprès des recruteurs et dirigeants du football européen, bien au-delà du cercle restreint des clubs de Ligue 1.

Un nouveau défi d’une tout autre nature

Diriger une sélection nationale reste un exercice profondément différent de la gestion quotidienne d’un club, avec des contraintes calendaires bien spécifiques et un temps de préparation souvent limité entre les rassemblements internationaux. Pour Pocognoli, ce serait une grande première dans sa jeune carrière d’entraîneur, après des expériences jusqu’ici exclusivement vécues en club.

Reste à savoir si cette piste se concrétisera dans les prochaines semaines. La fédération écossaise, en tout cas, semble avoir trouvé en le technicien belge un profil correspondant à ses attentes pour relancer une sélection en quête de repères après un Mondial décevant.