Après le Mondial, deux écoles : les sélections qui prolongent, et celles qui repartent de zéro - Sport.fr
L’Espagne blinde De la Fuente jusqu’en 2032, l’Argentine veut garder Scaloni. La France, l’Allemagne ou la Belgique, elles, ont tout changé. Deux mois après la Coupe du monde 2026, le grand jeu des chaises musicales dessine deux philosophies opposées.
Chaque lendemain de Coupe du monde provoque son lot de départs. Celui de 2026 ne fait pas exception. Mais cette fois, une ligne de fracture nette apparaît entre deux types de sélections : celles qui misent sur la continuité, et celles qui ont choisi de tout reconstruire.
Et le contraste est saisissant.
La continuité, pari des vainqueurs
Sans surprise, les nations qui ont brillé ont choisi la stabilité. L’Espagne, championne du monde, a prolongé Luis de la Fuente jusqu’en 2032, selon la fédération espagnole. Le technicien de 65 ans dirigera la Roja lors des Euros 2028 et 2032, mais aussi lors de la Coupe du monde 2030, coorganisée par l’Espagne. Un engagement de six ans, rare à ce niveau.
L’Argentine, finaliste, suit la même logique. Selon TyC Sports, la fédération a proposé à Lionel Scaloni une prolongation jusqu’en 2028, avec une option jusqu’au Mondial 2030. L’intéressé n’a pas encore répondu, mais les négociations ont débuté. Au Ghana, Carlos Queiroz a lui aussi obtenu un nouveau contrat de deux ans.
Quand ça marche, on ne touche à rien. Ou presque.
Le grand ménage des autres
À l’inverse, plusieurs grandes nations ont tourné la page. La France a remplacé Didier Deschamps, parti après quatorze ans, par Zinédine Zidane. L’Allemagne, éliminée dès les seizièmes de finale, a confié les rênes à Jürgen Klopp. La Belgique a nommé Mark van Bommel à la place de Rudi Garcia. L’Italie, absente du Mondial, a rappelé Roberto Mancini. Le Portugal a choisi Jorge Jesus, le Sénégal Patrick Vieira.
Une vague de changements rarement vue en une seule intersaison.
Des profils très différents
Ce qui frappe, c’est la diversité des choix. Certaines fédérations misent sur des noms prestigieux venus du monde des clubs, comme Klopp ou Zidane. D’autres privilégient des techniciens qui connaissent déjà la maison, ou des anciens joueurs emblématiques. Chacune cherche, à sa manière, l’homme capable de relancer une dynamique.
Et le marché reste agité : Didier Deschamps, libre, aurait déjà décliné une approche de la fédération turque, selon Le Figaro.
Stabilité contre électrochoc
Laquelle des deux approches est la bonne ? L’histoire récente plaide pour la stabilité : l’Espagne de De la Fuente a enchaîné Ligue des nations, Euro et Coupe du monde en quelques années. Mais un cycle finit toujours par s’user, et le renouvellement peut aussi provoquer un électrochoc salutaire.
Premier verdict en Ligue des nations
La Ligue des nations offre un premier terrain de comparaison. Plusieurs nouveaux sélectionneurs y font leurs débuts cette semaine, face à des équipes installées. Les résultats de ces premières fenêtres ne diront pas tout, mais ils donneront une tendance.
Une chose est sûre : le football international entre dans un nouveau cycle. Et les grandes nations ont choisi des chemins très différents pour préparer l’Euro 2028 et le Mondial 2030.