Au lendemain des menaces de mort visant le maire d’Alès (Gard), Christophe Rivenq, la police nationale a déployé un important dispositif dans le quartier des Cévennes, vendredi 17 juillet au soir. Explications.

Après les menaces de mort adressées au maire d’Alès (Gard), Christophe Rivenq, qui a reçu un courrier contenant des balles et dont le domicile a été la cible de tags menaçants, un important dispositif de police a été déployé vendredi 17 juillet 2026 en soirée dans le quartier des Cévennes, notamment rue de Lozère. La présence des forces de l’ordre a suscité la curiosité de nombreux riverains.

Présent sur le terrain, le contrôleur général Jean-Philippe Nahon, directeur interdépartemental de la police nationale du Gard, a expliqué que cette opération répondait directement aux intimidations visant l’édile. "Ce soir, un important dispositif de police est déployé sur la ville d’Alès, en réaction aux menaces dont le maire d’Alès a fait l’objet hier soir. L’objectif était de témoigner du soutien de l’État et du gouvernement à l’égard du maire d’Alès, et de déployer un dispositif policier dans les quartiers concernés par les trafics de stupéfiants."

Le contrôleur général Jean-Philippe Nahon, lors de l’opération de sécurisation menée à Alès.
Le contrôleur général Jean-Philippe Nahon, lors de l’opération de sécurisation menée à Alès. Midi Libre - A.M.

"Rassurer les honnêtes gens"

Selon le responsable policier, cette présence vise également à renforcer le sentiment de sécurité des habitants. "L’objectif de notre présence ce soir, c’est évidemment de rassurer les honnêtes gens, de leur montrer que la police est bien présente sur Alès. Mais c’est aussi d’insécuriser les délinquants, de gêner les trafics de stupéfiants, d’augmenter notre capacité à lutter contre le trafic de stupéfiants, de harceler les points de deal, puis d’interpeller tous ceux qui ne respectent pas la loi."

Les effectifs de la police nationale mobilisés dans le quartier des Cévennes afin de renforcer la sécurité et perturber les trafics de stupéfiants.
Les effectifs de la police nationale mobilisés dans le quartier des Cévennes afin de renforcer la sécurité et perturber les trafics de stupéfiants. Midi Libre - A.M.

Jean-Philippe Nahon a assuré que ces opérations ne se limiteraient pas à cette intervention. "On va continuer, dans les prochains jours, à mener ce type de dispositif. Sur Alès, cela n’est pas nouveau : depuis le début de l’année, les unités de force mobile ont été présentes à Alès à 46 reprises, auxquelles se sont ajoutées 20 opérations de contrôle spécifiques avec des compagnies républicaines de sécurité."

Le directeur interdépartemental a également mis en avant les résultats obtenus depuis le début de l’année 2026. Les interpellations liées au trafic de stupéfiants ont progressé de 70 % par rapport au premier semestre 2025, tandis que le nombre d’écrous a été multiplié par trois, illustrant, selon le professionnel, le renforcement de l’action des services de police et de la justice contre le narcotrafic.