Arnaud Denis : avant son euthanasie, cette opération à 40 000 euros à New York qui n'a pas pu sauver le comédien de son enfer
Arnaud Denis avait encore essayé une dernière piste. En janvier 2026, dans C à vous, le comédien racontait être parti jusqu’à New York pour faire retirer la prothèse anti-hernie qu’il rendait responsable de douleurs apparues après une opération pratiquée en juillet 2023. Avec l’aide financière de ses parents, il avait confié son cas à un spécialiste ayant déjà réalisé plus de 150 explantations. "Je paye, avec l’aide de mes parents, 40 000 euros pour me faire explanter par un grand spécialiste à New York", expliquait-il alors.
Cette intervention de cinq heures n’a pourtant pas apporté l’amélioration qu’il espérait. Arnaud Denis disait avoir ensuite développé une éventration et ne plus trouver de solution médicale susceptible de lui rendre une vie supportable. Plusieurs mois plus tard, son avocat a annoncé à l’AFP que l’acteur était mort ce mardi 22 septembre 2026, à 43 ans, après avoir eu recours à une euthanasie en Belgique.
Arnaud Denis avait dépensé 40 000 euros pour faire retirer sa prothèse
Tout avait commencé trois ans plus tôt, après une opération pour une hernie inguinale. Une prothèse avait alors été posée. Dans les mois qui ont suivi, Arnaud Denis a attribué à cet implant une série de problèmes de santé : douleurs intenses, malaises, troubles neurologiques et perte de poids rapide. "J’ai perdu 17 kilos en trois mois", avait-il notamment raconté. Il avait ensuite demandé à son chirurgien que la prothèse lui soit retirée.
C’est à ce moment-là qu’il dit avoir découvert à quel point l’intervention pouvait être complexe. "Les chirurgiens savent les poser mais ne savent pas les retirer", affirmait le comédien, parlant d’une "zone complètement grise". Après avoir cherché une solution, il s’était donc tourné vers les États-Unis et ce chirurgien spécialisé. Mais même après l’explantation, ses difficultés ont continué. "Quand vous retirez la prothèse, ce n’est pas non plus forcément une solution", expliquait-il. Puis, plus directement : "Je n’ai pas de solution aujourd’hui."
"Je souffre trop" : les derniers mois d’Arnaud Denis avant son euthanasie
Au fil des mois, Arnaud Denis avait cessé de cacher l’épuisement provoqué par son état. "Je souffre trop. Je n’ai plus aucune qualité de vie", confiait-il dans cette même interview. C’est alors qu’il avait publiquement évoqué son souhait de se rendre en Belgique pour avoir recours à l’euthanasie. En parallèle de son parcours médical, il avait aussi engagé une démarche judiciaire afin que les circonstances entourant la pose de sa prothèse soient examinées.
En janvier 2026, il avait déposé une plainte contre X pour "blessures involontaires". Quelques jours avant sa mort, il a appris que celle-ci avait été classée sans suite par le parquet de Paris pour "infraction insuffisamment caractérisée". Sur Instagram, il avait réagi en écrivant : "Plainte classée sans suite. Pas de justice pour les victimes de prothèses de hernie." Auprès du groupe EBRA, il avait également lâché : "Je suis révolté et désabusé, mais je n’ai plus d’énergie pour combattre." Son avocat, Me Philippe Courtois, a depuis saisi le doyen des juges d’instruction pour demander l’ouverture d’une enquête.
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