La 51e édition d’Athletissima s'ouvrira ce soir à Lausanne (à suivre dès 19h45 en direct sur RTS 2). Si les murs et les sièges de la Pontaise sont toujours les mêmes, la piste, elle, est toute neuve. 

La durée de vie d'une piste, c'est 20 ans. La dernière datait de 2004, il était obligatoire de la changer, sans quoi Athletissima aurait été exclu de la Ligue de Diamant. Alors la nouvelle piste certifiée classe 1, ce qui se fait de mieux au monde, a été homologuée le 17 juillet dernier après 4 mois de travaux.

Sarah Atcho-Jaquier a évoqué son ressenti en foulant la nouvelle piste de la Pontaise. [KEYSTONE - JEAN-CHRISTOPHE BOTT]
Sarah Atcho-Jaquier a évoqué son ressenti en foulant la nouvelle piste de la Pontaise. [KEYSTONE - JEAN-CHRISTOPHE BOTT]

Une piste très réactive

Sarah Atcho-Jaquier court à la Pontaise depuis ses 14 ans. La sprinteuse vaudoise connaissait par cœur l'ancienne piste et était parmi les premières à tester la nouvelle: "on dit souvent que les mauvaises pistes c'est des pistes un peu chewing-gum, qui ne nous permettent pas de rebondir, alors que là justement, j'ai l'impression que celle-ci a beaucoup de matière, elle est très réactive et ferme, ce qui nous permet de créer ce rebond au sol relativement facilement."

Y a-t-il vraiment des pistes plus rapides que d'autres ou est-ce psychologique? Pour Sarah Atcho-Jaquier, la réponse est claire: "non, je vous jure que c'est pas psychologique. Pour le coup, c'est vraiment réel. Il y a des pistes qui sont un peu plus magiques que d'autres, que ce soit par leur position en altitude, que ce soit par leur composition. Athletissima fait partie des pistes qui sont considérées comme relativement rapide".

Sport matin

Sport matin - La nouvelle piste d’Athletissima / Sport matin / 4 min. / aujourd'hui à 06:39

Une pluie de records ?

L'entreprise qui a coulé la piste de la Pontaise évoque un gain de temps possible de 5 %, alors faut-il s'attendre à une pluie de records ce soir ? Pour Adamo Vionnet, le directeur technique d’Athletissima: "c'est un peu l'argument marketing mais l'entreprise arrive à reproduire une foulée, à voir le rendu et ce que ça peut amener sur une performance. Après c'est la forme de l'athlète, c'est le public, c'est un tout".

Il y a la météo aussi, extraordinaire durant tout l'été, un peu plus capricieuse depuis hier. Atcho-Jaquier l'a dit, il y a parfois de la magie à Lausanne, alors pourquoi pas un record du monde ce soir à la Pontaise? En tout cas, la Fribourgeoise Audrey Werro aimerait bien faire tomber celui du 800m, vieux de 43 ans.

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