Alors qu’ils se produisent ce lundi 13 juillet sur la place Carnot, dans le cadre du festival Off de Carcassonne, le groupe de rock français Têtes Raides est venu apporter son soutien aux organisations syndicales menacées d’expulsion par le maire Rassemblement national, Christophe Barthès.

Les organisations syndicales menacées d’expulsion des locaux municipaux, ainsi que la LDH qui perdu sa subvention ainsi que sonlocal, par le maire Rassemblement national (RN), Christophe Barthès, viennent de recevoir un nouveau soutien. Étant donné que leur concert est programmé ce lundi 13 juillet 2026 place Carnot dans le cadre du Festival Off, le groupe de rock français Têtes Raides a décidé de s’afficher aux côtés des syndicats visés par une nouvelle frasque de l’édile d’extrême droite. "On nous demande souvent pourquoi on va jouer dans des mairies RN. On leur répond que c’est la meilleure façon de leur répondre", lance le chanteur du groupe, Christian Olivier.

Têtes Raides avait été programmé avant que le candidat lepéniste ne devienne le nouveau magistrat du chef-lieu audois. "Au moment de l’élection, notre venue à Carcassonne a été suspendue, finalement on a été programmés. On s’est toujours dit qu’il fallait se rendre là où ça n’allait pas", ajoute Christian Olivier. "C’est notre état d’esprit et notre politique. Là, on parle de Carcassonne mais on voit bien que la montée de l’extrême droite est un sentiment général. Même dans les endroits où ils ne sont pas élus, on en entend parler", confie-t-il.

Ils ont appris à lisser leur discours

De son côté, le saxophoniste du groupe, Grégoire Simon, affirme "que le parti du Rassemblement national a su lisser son discours. Pour autant, le maire de cette commune a dû prendre des cours avec Donald Trump quand on voit son fonctionnement. Nous sommes aussi ici pour montrer aux organisations culturelles ici présentes que l’on a besoin d’elles car il y a une atteinte aux libertés fondamentales".

Si la CGT a reçu un courrier de la part de la mairie lui demandant de quitter la bourse du travail, d’autres syndicats, en l’occurrence la CFDT et la FSU, pourtant concernés par les propos tenus par Christophe Barthès, n’ont pour l’heure pas reçu de documents officiels de la collectivité. "Ce qui dérange le Rassemblement national, c’est notre unité syndicale", confie l’intersyndicale.

Soutien du monde associatif

Outre le groupe Têtes Raides, les différentes organisations syndicales ont également reçu le soutien de plusieurs associations du monde culturel de l’Aude, notamment Music’al Sol, l’Eau vive de la Montagne Noire, l’Arrime ou encore le café associatif de Carcassonne.