Les vélos électriques en libre-service commencent à trouver leur public à Mons. Pour leur premier mois complet d'exploitation, en août, 5 134 trajets ont été enregistrés, pour 1 596 utilisateurs. Un premier bilan encourageant, même s'il reste prématuré, alors que les étudiants de l'enseignement supérieur viennent seulement de faire leur rentrée et restent l'un des publics cibles de l'entreprise. En parallèle, les problèmes de stationnement et les actes de vandalisme restent dans le viseur.

Le service de vélos partagés a été lancé à Mons le 13 juillet dernier. Depuis, les premiers chiffres commencent à donner une idée de son utilisation. Sur le seul mois d'août, 5 134 trajets ont été effectués par 1 596 utilisateurs, dont 946 nouveaux utilisateurs du système. Cela représente en moyenne 3,2 trajets par utilisateur sur le mois.

"Ces chiffres montrent que le service est réellement utilisé" souligne Catherine Houdart (LB), échevine de la Mobilité, en réponse à une interpellation de la conseillère communale Pascale Grandjean (Les Engagés). Un bilan qui reste toutefois à prendre avec précaution, puisque le dispositif vient à peine d'être lancé et que la rentrée des étudiants du supérieur pourrait encore faire évoluer son utilisation.

Pour rappel, le fonctionnement repose sur une application. Chaque utilisateur crée un compte et enregistre un moyen de paiement. À la fin du trajet, le vélo doit être déposé dans une zone autorisée. La géolocalisation permet de contrôler son emplacement et une photo est demandée pour valider la fin de la location. En cas de stationnement non conforme, la location ne peut normalement pas être clôturée et l'utilisateur peut être pénalisé.

439 trajets pénalisés

Cette question du stationnement a justement été abordée par Pascale Grandjean, après la diffusion de photos de vélos abandonnés ou jetés dans des cours d'eau. La Ville dispose désormais de chiffres précis : 439 trajets ont fait l'objet d'une pénalisation depuis le lancement, dont 345 pour mauvais stationnement et 94 pour abandon d'un vélo en dehors des zones autorisées.

Les premiers actes de vandalisme sont déjà constatés à Mons sur les vélos Dott.
Les premiers actes de vandalisme sont déjà constatés à Mons sur les vélos Dott. ©D.R.

Mais Catherine Houdart distingue ces comportements des actes de vandalisme. "L'opérateur nous confirme que le vandalisme est un point d'attention", a-t-elle expliqué. Dix vélos ont déjà été repêchés dans la Trouille. Des vélos peuvent également être déplacés, cachés ou dégradés.

La Ville assure travailler avec l'opérateur pour intervenir lorsqu'un problème est signalé. Celui-ci s'est engagé à intervenir dans les 12 à 24 heures lorsqu'un vélo est abandonné, mal stationné ou présente un danger, et dans un délai pouvant être ramené à deux heures en cas d'urgence ou de problème de sécurité.

Des emplacements à compléter

Si tous les emplacements autorisés sont visibles dans l'application, le dispositif doit encore être amélioré sur le terrain. Certains marquages au sol ne sont pas encore réalisés et des zones de dépôt manquent notamment autour de la gare. "Nous y travaillons, et des contacts sont par ailleurs en cours avec les universités afin de créer de nouveaux emplacements", précise l'échevine. La flotte doit également continuer à augmenter, pour atteindre environ 300 vélos dans le courant du mois de septembre.

Le service est, par ailleurs, déployé sans coût d'exploitation pour la Ville. En effet, la flotte, son entretien, sa recharge, son ramassage, sa redistribution et sa gestion quotidienne sont en totalité pris en charge par l'opérateur. "Les réseaux sociaux donnent naturellement beaucoup de visibilité aux situations qui posent problème, mais pas aux situations qui sont tout à fait normales", estime encore la socialiste.

La Ville considère donc cette première période comme une phase de lancement permettant d'identifier les difficultés et d'ajuster le dispositif. Un dispositif qui n'a pas vocation à être complété par la mise en circulation de trottinette électrique, la ville n'étant pas favorable à son déploiement sur le territoire.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.