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Didier Deschamps couvre l’Espagne de compliments avant la demi-finale. Une manière habile de déplacer toute la pression sur la Roja.

Didier Deschamps connaît parfaitement l’exercice. Avant France-Espagne, le sélectionneur a multiplié les compliments envers la Roja et lui a transmis le statut parfois encombrant de favorite. « Elle a confirmé ce qu’elle est », a-t-il estimé, rappelant que les Espagnols savent aussi bien attaquer que défendre. Officiellement, il ne souhaite « pas mettre la pression » sur Luis de la Fuente. Dans les faits, la patate chaude a bien changé de camp.

Deschamps place toute la pression sur l’Espagne

Le discours n’a rien d’improvisé. Dès l’entrée en lice des Bleus, Deschamps présentait déjà l’Espagne comme le grand favori de la Coupe du monde. Sa communication reste donc cohérente : la Roja possède une maîtrise collective supérieure, ne laisse presque jamais le ballon à l’adversaire et n’a encaissé qu’un seul but. La France, elle, avancerait presque dans le costume du challenger.

Personne n’est cependant dupe. Les Bleus viennent d’enchaîner les démonstrations, n’ont toujours pas concédé de but durant la phase à élimination directe et possèdent une puissance offensive impressionnante. Deschamps le sait. « Nous avons aussi nos points forts », a-t-il glissé, en prévenant que le duel ne serait pas seulement subi : « Il y aura un rapport de force. Nous aussi, nous sommes une équipe de possession. »

France-Espagne : la guerre psychologique lancée par Deschamps

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Lamine Yamal étudié, Mbappé prêt

Le sélectionneur a confirmé que son staff avait soigneusement analysé Lamine Yamal. « Dans les un contre un, ce ne sera pas simple, mais pour eux non plus », a-t-il prévenu. Kylian Mbappé, légèrement ménagé à l’entraînement, est quant à lui pleinement disponible. Aurélien Tchouaméni revient également, même s’il n’est « pas à 100 % ».

Ce 14 juillet ajoute une dimension symbolique au rendez-vous. Deschamps assume la fierté d’avoir atteint une troisième demi-finale mondiale consécutive, mais refuse de s’en satisfaire. « On est compétiteurs et on va tout faire pour que cette soirée se passe très bien pour nous », a-t-il annoncé. L’Espagne est favorite, répète-t-il. Mais les Français ont clairement l’intention de lui faire regretter ce statut.