Budget 2027 : Sébastien Lecornu écrit aux parlementaires pour leur demander de voter pour sous peine de "désordre", le contenu du texte pas encore connu
l'essentiel Le Premier ministre Sébastien Lecornu a écrit aux parlementaires pour leur demander de voter le budget 2027 de l'État dans l'intérêt de la France, à quelques mois de l'élection présidentielle.
La France aura-t-elle un budget 2027 voté par les parlementaires ou devra-t-il passer au forceps ? À l'approche de la rentrée politique, Sébastien Lecornu a écrit à tous les parlementaires, samedi 22 août. Un courrier de quatre pages dans lequel il évoque le budget 2027 de l'État et la nécessité de le voter sous peine de "désordre".
"Le meilleur moyen de respecter l'élection présidentielle est de permettre à ceux que les Français choisiront de gouverner dès leur arrivée (...) Choisir d'attendre l'élection présidentielle pour adopter un budget pour 2027, c'est choisir le désordre", estime le Premier ministre.
"Je vois certains d'entre vous réclamer déjà un 49.3, d'autres évoquer des ordonnances, avant même de connaître le projet que le gouvernement proposera", poursuit le Premier ministre. "Je ne crois pas raisonnable, ni souhaitable, de décider aujourd'hui comment contourner un débat qui n'a pas encore eu lieu".
Prendre le temps du débat
Sébastien Lecornu veut prendre le temps du débat et promet que le gouvernement ne fera "rien dans la précipitation". "Nous prendrons le temps nécessaire au débat, à la confrontation des choix et à la recherche de compromis". Le député macroniste Sylvain Maillard expliquait vendredi sur France Info : "Il faudra négocier, il n'y aura pas le choix, on n'a pas de majorité à l'Assemblée".
? Budget 2027 : 49.3, ordonnances, alliances... À quoi s’attendre ? ➡️ "Je pense qu’il faut absolument un budget, ça, c’est certain […] De toute façon, il faudra négocier, il n’y aura pas le choix", dit Sylvain Maillard, député EPR de Paris pic.twitter.com/47ETBRnR3z
— franceinfo (@franceinfo) August 21, 2026
Comme l'année dernière, l'exécutif pourrait se tourner sans doute vers les socialistes pour essayer de négocier un accord de non-censure puis utiliser l'article 49.3 pour faire passer le texte sans vote. Le RN prévient qu'il ne fera "jamais la politique de petite tambouille", a dit le député des Bouches-du-Rhône Franck Allisio sur France Inter.
Plutôt que d’augmenter l’âge de la retraite, le député RN Franck Allisio propose de commencer à travailler plus tôt, en luttant notamment contre le “tourisme universitaire” qui permettrait de réduire les chiffres du chômage.
Pour en savoir plus, écoutez Le 6/9 de l’été par… pic.twitter.com/1Dr9FJfUiV
— France Inter (@franceinter) August 21, 2026
Le gouvernement doit remettre son projet de loi de finances à l'Assemblée nationale le 30 septembre.
Un déficit public à 4,9 % du PIB ?
Reste que le contenu du budget 2027 n'est pas encore connu en détail par les parlementaires. Sébastien Lecornu est d'ailleurs intervenu, de manière inhabituelle sur X jeudi, pour démentir des pistes d'économies. "Suppression des APL pour les étudiants, gel du RSA ou du minimum vieillesse, remise en cause du crédit d'impôt pour les services à la personne, hausse de l'impôt sur le revenu… Tout cela est faux !", a-t-il dénoncé.
Suppression des APL pour les étudiants, gel du RSA ou du minimum vieillesse, remise en cause du crédit d’impôt pour les services à la personne, hausse de l’impôt sur le revenu…
Tout cela est faux !
Le budget pour 2027 est encore en préparation ; les véritables décisions seront…
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) August 20, 2026
La situation économique est difficile, entre une faible croissance, la hausse du chômage et la remontée des taux d'intérêts. Le Premier ministre n'a pas encore fixé publiquement d'objectif de déficit pour 2027. Cet objectif pourrait être de 4,9 % du PIB, écrivait Le Monde le 13 août dernier.
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Parmi les rumeurs en cours : une désindexation partielle des pensions des retraités les plus aisés par rapport à l'inflation - Sébastien Lecornu n'a pas démenti cette piste - ou la reconduction de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, d'après Les Echos.