« C’est aussi une lutte contre les inondations » : ancienne secrétaire commerciale, Ann-Laure a opéré une reconversion… originale
Publié le 22 août à 20h05
Ajoutez-nous à vos favoris Google À la tête de l’ASBL Aer Aqua Terra, Ann-Laure et son mari consacrent une grande partie de leur temps au nettoyage des cours d’eau du Brabant wallon. Avec l’aide de centaines de bénévoles, ils retirent chaque année près de 30 tonnes de déchets, contribuant à préserver les rivières et à limiter les risques d’inondation. Julie Duynstee est allée à leur rencontre.Dans les eaux parfois troubles de la Dyle et d’autres cours d’eau du Brabant wallon, des déchets s’accumulent depuis des décennies. Pour les extraire, Ann-Laure Furnelle et son équipe enfilent bottes, gants et salopettes de pêche avant de descendre dans la rivière. Leur mission : nettoyer le fond des cours d’eau, où les objets sont souvent enfouis sous plusieurs couches de sédiments.
« C’est une accumulation de déchets qui prennent la place de l’eau et qui empêchent la rivière de respirer », explique Ann-Laure, responsable de l’ASBL Aer Aqua Terra.
Dix ans d’engagement
Ancienne secrétaire commerciale, Ann-Laure a décidé d’agir après avoir été sensibilisée à la pollution des mers. Il y a dix ans, elle a créé l’ASBL avec son mari, Marc. Depuis, le couple intervient trois jours par semaine pour nettoyer les rivières du Brabant wallon.
Le travail est physique. À l’aide d’un crochet muni d’une griffe, les membres de l’équipe sondent le fond des rivières, retirant des déchets issus aussi bien d’habitations que d’activités industrielles. « Tout ce qui est dans le fond de la rivière est conservé par le manque d’oxygène, d’UV et de variations de température. Donc c’est vraiment une lasagne qu’on décape couche après couche », décrit Ann-Laure.
Chaque déchet qu’on sort, c’est presque une récompense qu’on se fait à soi-même
Selon elle, ces interventions ne permettent pas seulement d’embellir les cours d’eau : « La rivière étouffe sous les déchets. Notre passage permet à plus d’eau de passer et ce n’est pas négligeable. « Ça ralentit également le débordement des cours d’eau, donc c’est aussi une lutte contre les inondations. »
Un travail parfois difficile
L’association emploie aujourd’hui quatre personnes. Les conditions de travail peuvent être éprouvantes, notamment lorsque les conditions météorologiques se dégradent. « Le froid ne nous arrête pas. La pluie plus, pour des raisons de sécurité. Le courant devient trop important, l’eau monde, il pourrait y avoir des arbres qui sont emportés… », explique Vinciane Dutordoir, employée de l’ASBL.
L’association peut également compter sur l’aide de nombreux bénévoles. Chaque année, entre 500 et 700 personnes participent aux différentes opérations de nettoyage.
Laurent Graas fait partie de ces volontaires. Il a découvert l’association alors qu’elle travaillait près de chez lui : « J’ai passé une première journée avec eux et, comme le dirait Ann-Laure, j’ai été pris par le virus. Maintenant, régulièrement, je viens donner un coup de main. On se sent vraiment utile parce que chaque déchet qu’on sort, c’est presque une récompense qu’on se fait aussi à soi-même. »
Jusqu’à 250 kilos de déchets en une journée
Après environ une heure et demie de travail, les embarcations sont déjà remplies. Chaque journée de nettoyage permet de retirer entre 200 et 250 kilogrammes de déchets. Une fois ramenés sur la berge, les objets sont triés par catégorie – plastique, métal ou verre – avant d’être dirigés vers les filières de recyclage ou d’incinération.
En dix ans, l’ASBL a ainsi extrait plus de 300 tonnes de déchets des cours d’eau. « Sous nos yeux, la rivière se transforme. En fin de journée, on regarde le fond et ce n’est plus du tout la même configuration qu’en début de journée. Ça nous tient évidemment. Le résultat, il est immédiat et il est pour longtemps », se réjouit Ann-Laure. Malgré ce bilan, le chantier reste immense. À ce jour, Ann-Laure, son mari et leurs équipes ont nettoyé 94 kilomètres de cours d’eau, alors que le Brabant wallon en compte environ 900.
réchauffement climatique Brabant wallonContenus sponsorisés
À la une
« On ne peut pas déshabiller Pierre pour habiller Paul » : pourquoi le recrutement de policiers pour lutter contre le narcotrafic est-il si compliqué ?
Ils tirent à l’arme de guerre sur un commissariat à Anderlecht et s’enfuient à trottinette
« Un carnage » : plusieurs centaines de manifestants rassemblés au marais d’Harchies, les oiseaux de « notre Camargue wallonne » menacée par les chasseurs
Six jeunes retrouvés en plein camping sur le site de l’incendie des Hautes Fagnes : « On peut tomber sur des gens qui vont vouloir rester »
Incendie des Hautes Fagnes : les opérations de secours permettent de sauver un chevreuil blessé
Les plus lus
« Nous condamnons ces représailles » : les États-Unis menacent de revoir leurs liens avec l’UGent après la suspension d’un chercheur
Alertez-nous « C’est une personne d’une rare brutalité » : Julien interpelle sur le passé judiciaire de Grégory Lenoci, déjà condamné à plusieurs reprises
Incendie dans les Hautes Fagnes : une vidéo montre le départ du feu, une piste se dégage sur son origine
Attention, ne consommez pas ce produit, cette enseigne le rappelle à cause d’un taux de pesticide trop élevé
Un robot pulvérise le record de vitesse d’Usain Bolt avant de terminer sa course au sol
Six jeunes retrouvés en plein camping sur le site de l’incendie des Hautes Fagnes : « On peut tomber sur des gens qui vont vouloir rester »
Aussi en Brabant Wallon
Des centaines de bénévoles participent au bon déroulement de la Coupe du monde de hockey à Wavre : « J’adore le contact humain »
La Coupe du monde de hockey bat son plein en ce mois d’août à Wavre. Avec plus ou moins 8.000 visiteurs par jour, les organisateurs peuvent compter sur une équipe de 300 bénévoles pour assurer le bon déroulement de l’évènement.
Alertez-nous « J’ai vu tous les tickets sur ma voiture » : une mauvaise surprise attend Thomas à son retour de vacances, il doit payer près de 400 € qui vont se transformer en 750 €
Clients envolés, voiturettes de golf pour déplacer des patients ou rentrée scolaire retardée : la Coupe du Monde de Hockey fait grincer des dents à Wavre
Alertez-nous Chasse à l’homme à Waterloo : « Il y a de très nombreux véhicules et des policiers avec des gilets pare-balles »
Un important incendie ravage une ferme à Chaumont-Gistoux : une vache a péri, « le vétérinaire a essayé de la sauver »
Incendie de végétation à Villers-la-Ville : les habitants invités à fermer portes, fenêtres et volets
Voir plus d’articles
« On ne peut pas déshabiller Pierre pour habiller Paul » : pourquoi le recrutement de policiers pour lutter contre le narcotrafic est-il si compliqué ?
Après les tirs sur un commissariat d’Anderlecht, le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin défend le renforcement des moyens policiers à Bruxelles et promet de poursuivre l’intensification des mesures contre le narcotrafic. Mais il reconnaît qu’il n’est pas évident de combler ce manque d’enquêteurs qualifiés pour lutter contre le narcotrafic.
Alertez-nous Ils tirent à l’arme de guerre sur un commissariat à Anderlecht et s’enfuient à trottinette
« Un carnage » : plusieurs centaines de manifestants rassemblés au marais d’Harchies, les oiseaux de « notre Camargue wallonne » menacée par les chasseurs
Six jeunes retrouvés en plein camping sur le site de l’incendie des Hautes Fagnes : « On peut tomber sur des gens qui vont vouloir rester »
Les Red Panthers maîtrisent l’Allemagne et font un grand pas vers les demi-finales (1-3)
« C’est aussi une lutte contre les inondations » : ancienne secrétaire commerciale, Ann-Laure a opéré une reconversion… originale
Maisons à colombages, ruelles et gourmandises : cette cité médiévale pleine de charme se trouve juste à côté de la Belgique
Un robot pulvérise le record de vitesse d’Usain Bolt avant de terminer sa course au sol
Attention, ne consommez pas ce produit, cette enseigne le rappelle à cause d’un taux de pesticide trop élevé
« J’ai l’impression que je perds une partie de ma vie » : vous passez des heures devant les écrans ? Voici comment décrocher
À quelques jours de la rentrée scolaire, c’est le rush dans les magasins : « On se prépare depuis juin pour avoir du stock »