Le premier ministre Mark Carney a confirmé lundi une « légère intensification » des discussions commerciales avec la Maison-Blanche, à l’approche des élections américaines de mi-mandat.

Lors d’une conférence de presse à Ottawa, le chef du gouvernement a été interrogé sur l’évolution des négociations au cours de la dernière semaine. « Si des progrès ont été réalisés, c’est parce que les États-Unis se rapprochent de notre position », a-t-il répondu, sans donner davantage de détails.

La veille, lors d’un rassemblement au Michigan, le président américain, Donald Trump, avait affirmé s’attendre à ce que sa guerre commerciale avec le Canada prenne fin « très prochainement ». Il avait également avancé que le Canada était « prêt à [leur] accorder n’importe quoi en ce moment ».

M. Carney a toutefois nié que les conditions auxquelles Ottawa serait prêt à conclure une entente se soient assouplies. « Le Canada est prêt à signer un accord qui soit dans l’intérêt des Canadiens, de tous les Canadiens. Nous avons des limites très claires, des lignes rouges, ce qui signifie que nous n’étions pas disposés à signer ce qui a été proposé en août », a-t-il expliqué au terme d’une rencontre avec les chefs des Premières Nations.

« Dans la mesure où les États-Unis se rapprochent de nos positions sur ces questions, les perspectives de parvenir à une entente s’améliorent », a-t-il ajouté.

Quant à savoir si les élections de mi-mandat aux États-Unis pouvaient contribuer à un avancement des négociations en faveur d’Ottawa, M. Carney a affirmé qu’« il n’y a aucun changement de pression sur le gouvernement du Canada ».

La semaine dernière, la négociatrice commerciale en chef du Canada, Janice Charette, a prévenu que les futurs gouvernements américains pourraient difficilement renoncer aux droits de douane imposés au reste du monde, compte tenu des importantes recettes qu’ils génèrent.

Avec La Presse canadienne