Livret A, électricité, démarchage téléphonique… Tout ce change à partir du 1er août
Plusieurs nouvelles mesures entrent en vigueur en ce début du mois d’août avec, pour certaines, un impact sur le portefeuille des Français.
Par Vincent Gibert avec AFP

IBRAHIM BORAN / Pexels
Découvrez ce qui change ou non pour vous à partir du 1er août 2026. (photo d’illustration)
Comme à chaque début de mois, Le HuffPost fait le point sur toutes les évolutions attendues à partir de ce samedi 1er août. Et bien que l’on soit en plein cœur de l’été, les nouveautés administratives et économiques ne connaissent pas de répit. Celles-ci concernent ce mois-ci aussi bien l’épargne des Français, la rentrée scolaire de septembre, l’aide au carburant pour les personnes travaillant loin de leur domicile...
Livret A, électricité, démarchage téléphonique… Découvrez ci-dessous si vous êtes concerné par une ou plusieurs de ces mesures.
· Le taux du Livret A augmente
Bonne nouvelle pour les épargnants, le taux du Livret A passe à 1,7 % à partir du 1er août, contre 1,5 % actuellement. Ce qui est aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS). Le taux du Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux ménages modestes, reste lui fixé à 2,5 %. Ces taux seront applicables jusqu’à fin janvier 2027.
« Face à l’inflation contenue mais réelle, et aux incertitudes liées à la crise au Moyen-Orient, j’ai décidé de relever le taux du Livret A à 1,7 % », avait déclaré à la mi-juillet le ministre de l’économie Roland Lescure, cité dans un communiqué. À 1,7 %, il « reste au-dessus du niveau de l’inflation moyen observé sur les six derniers mois », précisait dans un communiqué la Banque de France.
Rappelons qu’en 2023, le taux du Livret A avait atteint 3 %. Les 58 millions de Livret A cumulaient par ailleurs fin mai 444,6 milliards d’euros, selon la Caisse des dépôts.
· Une hausse des factures d’électricité
Au 1er août, les tarifs réglementés de l’électricité vont augmenter en moyenne de 2,5 %. Ces tarifs s’opposent aux tarifs de marché, proposés par de nombreux fournisseurs depuis l’ouverture à la concurrence du secteur.
La hausse va se traduire par une augmentation de la facture annuelle d’environ 26 euros TTC en moyenne pour les quelque 19,37 millions de foyers concernés par ce type de contrat, selon des chiffres de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) arrêtés à fin mars et concernant la France métropolitaine continentale.
· L’allocation de rentrée scolaire versée dans le courant du mois
L’allocation de rentrée scolaire (ARS) va être versée durant ce mois d’août à près de 3 millions de familles, pour faire face aux dépenses liées à la rentrée de septembre. Elle s’adresse aux parents avec des enfants de 6 à 18 ans scolarisés dans un établissement public ou privé, en apprentissage ou pris en charge dans un établissement d’accueil spécialisé.
Cette année, l’ARS sera versée le 18 août en métropole ainsi qu’en Guadeloupe, Guyane et Martinique. Et dès le 4 août à La Réunion et Mayotte. Le versement sera effectué par les caisses d’allocations familiales (Caf) ou par la Mutualité sociale agricole (MSA), si vous dépendez du régime agricole.
Pour définir son montant, les ressources à N-2 sont prises en compte, soit les ressources 2024 du foyer pour l’ARS de la rentrée 2026, en fonction du nombre d’enfants à charge. Les différents paliers sont définis ici par le site gouvernemental du service public.
· L’aide grands rouleurs prolongée
Un mois de rab. Alors qu’il devait fermer le 30 juillet, le gouvernement a décidé de prolonger jusqu’au 31 août le guichet de demande d’aide au carburant, ou le dispositif grands rouleurs. Celui-ci concerne trois millions de Français, ceux qui parcourent au moins 15 km pour un trajet simple domicile-travail ou plus de 8 000 km par an pour leur profession.
Le guichet permet de demander une indemnité de 100 euros, qui représente l’équivalent de 20 centimes par litre pour une consommation moyenne de carburant de 6 mois.
· Le démarchage téléphonique très encadré à partir du 11 août
À partir du 11 août, les entreprises qui démarchent par téléphone ne pourront plus le faire si elles n’ont pas au préalable recueilli le consentement éclairé des consommateurs. Ce dispositif se « substituera à la liste d’opposition au démarchage téléphonique dite Bloctel », selon un décret paru le 25 juillet au Journal officiel.
Ce consentement est « entendu comme une manifestation de volonté libre, spécifique, éclairée, univoque et révocable ». La demande de consentement doit être « claire et compréhensible » et comprendre l’identité du professionnel, les termes et la période de démarchage, « qui ne peut excéder un an à compter de la date de recueil du consentement », et l’indication que le consommateur peut retirer son accord à tout moment. Le consentement ne peut être considéré comme obtenu via « une mention prérédigée sur un document ». Par ailleurs, il « ne peut faire l’objet d’un renouvellement tacite », précise le décret.
· L’UE impose l’étiquetage des contenus générés par l’IA
À partir du 2 août, de nombreux contenus en ligne créés à l’aide de l’IA devront être étiquetés au sein de l’Union européenne, via des icônes ou des labels, en application de nouvelles règles de transparence pour aider le public à distinguer le vrai du faux. Elles prendront effet au sein de l’AI Act, une loi pionnière adoptée il y a deux ans pour réguler l’intelligence artificielle.
Concrètement, les dispositifs d’interaction avec le public utilisant l’IA, comme les robots conversationnels (« chatbots »), les agents et autres assistants, et les avatars virtuels, devront clairement être présentés comme tels. Les fournisseurs de systèmes d’IA devront en outre intégrer des marquages et autres filigranes numériques pour permettre de détecter aisément les contenus créés via l’IA.
Mais la mesure la plus visible pour le grand public concerne l’étiquetage des « deepfakes », c’est-à-dire des textes, images, vidéos ou sons paraissant authentiques, mais qui ont été générées ou manipulées par l’IA. Les organisations ou personnes qui publient de tels contenus dans le cadre d’une activité professionnelle auront désormais l’obligation de signaler les nouveaux contenus faisant appel à l’IA.