Centrale nucléaire de Gravelines : des méduses s'engouffrent dans les stations de pompage d'eau de mer et contraignent EDF à arrêter trois réacteurs
l'essentiel Lundi 10 août, trois réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines (Hauts-de-France), ont dû être arrêtés. En cause : un afflux massif de méduses, selon un communiqué du groupe EDF.
Un afflux massif de méduses s'est produit lundi dans les stations de pompage d'eau de mer de la centrale nucléaire de Gravelines (Hauts-de-France). Un incident qui a contraint EDF à arrêter trois de ses réacteurs, comme l'a annoncé le groupe mardi 11 août. Les réacteurs 2, 3 et 4 ont été arrêtés et la puissance de l'unité de production 1 a été réduite de moitié. Seul le réacteur 6 fonctionne entièrement, le cinquième étant actuellement en maintenance, a précisé EDF, avant d'assurer : "Cette situation n'entraîne aucune conséquence sur la sûreté des installations, la sécurité du personnel ou sur l'environnement".
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Gravelines, la plus grande centrale nucléaire d'Europe occidentale, qui se trouve au bord de la mer du Nord, avait déjà fait face au même problème un an auparavant. À l'époque, quatre de ses réacteurs s'étaient arrêtés à cause de cet incident. Leur redémarrage avait été progressif : le dernier réacteur n'avait été reconnecté au réseau électrique national qu'une dizaine de jours après.
15,6 % de puissance manquante
La présence de méduses sur le littoral du nord de la France est courante. Mais le signalement de grands bancs dans ce secteur devient un peu plus fréquent chaque été, selon un expert interrogé l'an dernier par l'AFP. Différents facteurs expliquent la prolifération de ces invertébrés. Parmi eux, l'augmentation des températures dans les océans, provoquée par le réchauffement climatique.
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Cet incident intervient alors que le parc nucléaire français connaît déjà un nombre record d'indisponibilités, lié à la sécheresse et à la canicule. Dimanche, on observait un taux de 15,6 % de puissance manquante, d'après un calcul réalisé par l'AFP à partir des données publiées depuis 10 ans par EDF. En d'autres termes, jamais autant de puissance nucléaire électrique n'avait manqué en France à cause de la hausse de température et de la baisse de débit des cours d'eau.