"Cette collusion avec l'extrême gauche doit cesser": Bruno Retailleau dénonce la présence d'un membre du Syndicat de la magistrature à une conférence de presse de LFI

Publié aujourd'hui à 12h05

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Photo de Bruno Retailleau, ancien ministre de l'Intérieur, président du parti Les Républicains et candidat à l'élection présidentielle de 2027, attendant d'être interviewé par BFMTV lors de sa visite au quatrième jour du Salon de l'agriculture, au parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris, le 24 février 2026.

Photo de Bruno Retailleau, ancien ministre de l'Intérieur, président du parti Les Républicains et candidat à l'élection présidentielle de 2027, attendant d'être interviewé par BFMTV lors de sa visite au quatrième jour du Salon de l'agriculture, au parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris, le 24 février 2026. - Ivan Couturier / Hans Lu

Le candidat LR à la présidentielle a déploré la présence de Stéphane Fischesser, secrétaire national du Syndicat de la magistrature, à une conférence de presse organisée ce jeudi par LFI. Il appelle à "profondément réformer l'exercice syndical des magistrats".

Sa présence n'a pas échappé au candidat LR à la présidentielle. Le secrétaire national du Syndicat de la magistrature, Stéphane Fischesser, se trouvait à une conférence de presse de La France Insoumise baptisée "Non au permis de tuer XXL", ce jeudi. De quoi susciter les critiques de Bruno Retailleau.

Sur X, il a publié ce samedi une vidéo de la prise de parole du secrétaire dans laquelle il "appelle à manifester contre une loi votée démocratiquement", à savoir la "présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre". Et d'ajouter: "Cette collusion avec l'exrême gauche doit cesser".

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"Le Syndicat de la magistrature dénonce fermement ce texte qui a été malheureusement voté à l'Assemblée nationale", annonce en effet Stéphane Fischesser, qui dénonce "un problème démocratique".

Une proposition de loi controversée

La proposition de loi en question a été adoptée le 7 juillet en première lecture par l'Assemblée nationale. La gauche avait alors dénoncé "un permis de tuer" pour les forces de l'ordre. Elle doit désormais être examinée en commission des lois au Sénat.

La France Insoumise continue de s'opposer au texte. Le groupe a lancé une pétition qui a rassemblé 700.000 signatures. Stéphane Fischesser l'a d'ailleurs évoquée, appelant à "la signature massive de la pétition" durant la conférence de presse.

"Nous nous joindrons à l'appel à manifestation, à la mobilisation, du 19 septembre prochain", a-t-il précisé.

Qu'est-ce que la présomption d'usage légitime des armes par les forces de l'ordre votée à l'Assemblée?

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Un appel à une "réforme" de la fonction

Cette prise de parole a poussé Bruno Retailleau à demander une évolution du rôle tenu par le secrétaire. "Il faut profondément réformer l'exercice syndical des magistrats", dit-il.

Selon l'article 10 de l'ordonnance de 1958 relative au statut de la magistrature, "toute manifestation d'hostilité au principe ou à la forme du gouvernement de la République est interdite aux magistrats, de même que toute démonstration de nature politique incompatible avec la réserve que leur impose leurs fonctions".

Très marqué à gauche, le Syndicat de la magistrature s'est déjà positionné sur le plan politique par le passé. Lors des présidentielles de 2007 et de 2012, il avait par exemple appelé publiquement à voter contre Nicolas Sarkozy.

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