Vue aérienne sur le Pentagone, en 2025. © Photo News

Le Pentagone a soumis des dizaines de ses hauts responsables militaires au détecteur de mensonges pour déterminer l’origine d’une fuite d’informations concernant une pénurie de munitions de l’armée américaine, ont rapporté plusieurs médias américains.

M.CZ

Source: NY Times, CBS, AFP, Belga

5 septembre 2026, 19:07

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Le New York Times a révélé vendredi que 50 membres de l’état-major interarmées, le personnel de planification et de conseil du Pentagone, avaient dû se soumettre au test du polygraphe dans le cadre de cette enquête.

Une fuite sur les stocks de munitions

Fin juillet, des informations de presse avaient rapporté que les États-Unis rationnaient l’utilisation de leurs missiles, notamment ceux de type intercepteurs, après que les réserves avaient été fortement réduites à cause de la guerre en Iran.

L’administration Trump avait démenti, le président américain affirmant que le pays disposait “de quantités énormes de munitions”.

Le Pentagone refuse de commenter

Interrogé sur cette enquête par l’AFP, le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, a refusé de commenter toute “question interne de personnel ou d’enquête”, mais a affirmé qu’il prenait “toutes les fuites d’informations classifiées relevant de la sécurité nationale extrêmement au sérieux” et menait “les enquêtes appropriées en conséquence”.

Sean Parnell, porte-parole du Pentagone. © Getty Images via AFP

“Sécuriser des informations classifiées est essentiel pour assurer la sécurité des États-Unis et celle de nos troupes déployées dans le monde”, a-t-il ajouté.

Une procédure exceptionnelle

Le test du polygraphe est une pratique courante lors de vérifications d’antécédents ou de renouvellements d’habilitations de sécurité pour les agents du gouvernement ayant accès aux secrets d’État les plus sensibles.

Mais le déploiement de ces tests à grande échelle dans le cadre d’une enquête concernant des fuites est très rare, voire inédit, d’après les analystes et les sources citées anonymement par le New York Times et CBS.

Donald Trump et Pete Hegseth, secrétaire à la Défense. © Getty Images

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