Le patron de Canal+, Maxime Saada, a répété mardi qu'il ne financerait pas à l'avenir de films dont les initiateurs portent "préjudice à l'image" de son groupe, au lendemain d'un accord d'une durée de cinq ans avec le secteur.

Publié le 28/07/2026 21:51

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Le siège de Canal +, à Issy-les-Moulineaux. (MARTIN BUREAU / AFP)
Le siège de Canal +, à Issy-les-Moulineaux. (MARTIN BUREAU / AFP)

Il y a "4 500 professionnels concernés par cet appel au blacklistage de Maxime Saada" regrette Ghislain Gauthier, secrétaire général de la CGT Spectacle, ce mardi sur France Inter. Le patron de Canal+, Maxime Saada, a répété, mardi qu'il ne financerait pas à l'avenir de films dont les initiateurs portent "préjudice à l'image" de son groupe. Une déclaration faite au lendemain d'un accord qui prévoit que le groupe Canal+ investisse 980 millions d'euros entre 2028 et 2032 dans le cinéma français et européen.

"Ces dernières déclarations confirment bel et bien qu'il y a une liste noire à l'encontre des signataires de la tribune 'Zapper Bolloré'. On a le fort sentiment que lorsque l'on critique Vincent Bolloré et son projet d'extrême droite, eh bien il y a des représailles immédiates", juge Ghislain Gauthier. En mai dernier, déjà, Maxime Saada avait déclaré qu'il ne travaillerait plus avec les signataires d'une tribune publiée la veille du Festival de Cannes. Les 600 signataires y dénonçaient "l'emprise grandissante de l'extrême droite" dans le 7e art et visaient le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, actionnaire de référence de Canal+.

Ghislain Gauthier insiste : "4 500 professionnels dans le secteur, c'est énorme, cela peut avoir un impact très important". Le syndicat de la CGT Spectacle répète qu'il va assigner Canal+ en justice. "On devrait avoir une date de plaidoirie au mois de janvier", espère-t-il. "On a une urgence à agir contre la concentration financière qui menace la démocratie et qui touche notamment le secteur du cinéma", conclut-il.