Sur les crêtes cinaciennes, Chapois a fait honneur au coq qui trône sur le toit de son église. Célébration un peu perchée ? Prétexte pour se rassembler entre villageois ? Un peu des deux.

L'histoire de cette première Fête des coqs commence il y a un peu plus d'un an, alors que la précédente girouette battait de l'aile. "J'ai lancé un appel de fonds pour remplacer le coq de l'église. Ça a coûté 2 300 euros. Les gens ont répondu présent et la Commune a participé", explique Yvon Laixhay, habitant de Chapois et véritable moteur de la convivialité locale.

Une fois le nouveau volatile métallique installé, il restait à lui trouver un anniversaire digne de ce nom. Yvon Laixhay s'est démené bec et ongles pour lui organiser une fête. Et puisqu'il y avait désormais un coq flambant neuf, ce serait une Fête des coqs.

Pour l'occasion, il a photographié les vingt coqs qui dominent les clochers des différentes églises de l'entité. Les clichés ont été exposés dans l'église de Chapois durant tout le week-end, accompagnés d'explications en français et en wallon.

Les écoles primaires de la région ont également été mises à contribution. Les élèves ont laissé libre cours à leur imagination autour du gallinacé. Résultat: une série de dessins affichés dans la salle du village.

Même les voisins d'Hamois ont joué le jeu en prêtant une collection de statuettes et de figurines à l'effigie du coq, léguée à la commune par un ancien administré. Son nom ? Monsieur Coq. "Ça ne s'invente pas", sourit Yvon Laixhay.

Des musiciens locaux étaient également de la partie. En revanche, contrairement à ce que certains visuels promotionnels pouvaient laisser croire, aucun véritable coq n'avait été invité à pousser la chansonnette à l'occasion d'un concours.

"Ce n'est pas une chanterie, précise l'organisateur. L'idée était plutôt d'inviter les spectateurs à monter sur scène, après le concert, pour imiter le chant du coq. Il y a plein de cris différents. Ce n'est pas partout "cocorico"."

De fait, l'onomatopée compte bon nombre de traductions dans le monde. On utilise entre autres le sautillant "cock-a-doodle-doo" en anglais, le rugueux "kikeriki" en allemand, l'improbable "kukuriku" en yiddish ou encore le délicat "kykkeliky" en norvégien.

L'emblème wallon a donc eu droit à son petit moment de gloire, deux après-midi de suite, de 14 h à 18 h. Même pas eu besoin de se lever au chant du coq pour en profiter.

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