Collision mortelle entre une bouée tractée et un bateau à Saint-Cyprien : victimes, déroulé des faits… on fait le point au lendemain du drame
Deux personnes sont mortes et une troisième a été grièvement blessée après qu’une bouée tractée et le bateau qui la traînait sont entrés en collision, mardi 1er septembre au large de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales). Voici ce que l’on sait au lendemain du drame.
Un dramatique accident a fait deux morts et un blessé grave au large de Saint-Cyprien, mardi 1er septembre dans les Pyrénées-Orientales. Les trois victimes et quatre autres personnes faisaient de la bouée tractée lorsque le bateau qui la traînait a percuté les passagers. Voici ce que l’on sait au lendemain des faits.
Qui sont les victimes ?
Une vingtaine de pompiers sont intervenus après avoir été alertés de l’accident survenu vers 11 heures. Étaient impliqués un pilote âgé de 31 ans ainsi que sept membres de l’Union des centres de plein air (UCPA) de Saint-Cyprien, rembobine L’Indépendant.
Le conducteur a été éjecté de son bateau. Son corps sans vie n’a été retrouvé que quelques heures plus tard. La seconde personne décédée est une passagère de la bouée percutée. Elle avait 29 ans. Un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années a été pris en charge en urgence absolue, abonde actu Perpignan.
Parmi les victimes figurent aussi les témoins. D’après Audrey Roig, responsable d’un club de plage, "il y avait une dizaine de clients sur les transats. Deux personnes, des vacanciers étrangers, les ont quittés pour se mettre dans le salon, ils étaient aussi choqués". "Certains" de ses salariés ont été redirigés vers la cellule psychologique mise en place après l’accident, a-t-elle rapporté à L’Indépendant.
Ce qu’il s’est passé
La sous-préfète de Céret avait indiqué peu après l’accident que "les conditions n’étaient pas particulièrement difficiles".
"Il semblerait que le pilote de l’embarcation ait été déséquilibré dans une vague, et qu’il soit tombé à l’eau", avait avancé quelques heures plus tard Jérôme Bourrier, le procureur de la République de Perpignan. "À partir de ce moment-là, l’embarcation (serait) devenue folle en faisant des ronds dans l’eau et en venant percuter de plein fouet aussi bien le pilote de l’embarcation que les personnes qui se trouvaient sur la bouée".
Arlette a été témoin de la scène. "Ça a duré un moment, a-t-elle confié à France 3 Occitanie. Le pilote tournait autour (de la bouée) et se rapprochait de plus en plus. On s’est dit : Mais il est fou, qu’est-ce qu’il lui arrive ? Puis, d’un seul coup, on l’a vu monter sur la bouée. C’était incroyable."
Où en est l’affaire ?
Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte. Le parquet de Perpignan a saisi le groupement de gendarmerie maritime de Toulon et la brigade de recherche maritime de Marseille pour conduire les investigations.
Il s’agira notamment de comprendre pourquoi le coupe-circuit relié au poignet du pilote n’a pas arrêté l’embarcation. Le procureur de Perpignan, cité par RTL, a soulevé que "le coupe-circuit de l’embarcation n’était pas clampé sur son pilote, de sorte que le bateau a continué sa course, en faisant des ronds".
Il s’agira aussi de savoir si l’activité a bien eu lieu dans l’enceinte de la bande des 300 mètres, au-delà de laquelle la navigation et ce type d’activité sont interdits. Une autopsie sera également pratiquée.