Après une nouvelle journée de mobilisation contre la "vie chère", Laurent Nuñez a tiré son bilan des manifestations du 24 octobre. Il a évoqué des cortèges calmes, des interpellations et des bâtiments intacts tout en appelant à la vigilance pour la suite de la soirée.

Après une nouvelle journée de manifestation contre la "vie chère", le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a tiré un bilan positif de cet "acte II" qui a rassemblé 410.000 manifestants en France selon les chiffres du Ministère, 800.000 selon les syndicats.

• Des cortèges calmes

Lors d'un point presse organisé à 19h30, le ministre de l'Intérieur a annoncé que les cortèges s'étaient "bien passés, encadrés par les forces de sécurité intérieure".

Il a cependant affirmé que plusieurs "groupes à risque" s'étaient constitués, des "militants de l'extrême gauche radicale et de l'ultra gauche", selon lui. "Pendant le cortège, ils se sont détachés ou ont cherché à commettre des exactions", stoppées par les forces de l'ordre.

• Près de 1.000 interpellations

À 19h30, Laurent Nuñez a affirmé que près de 1.000 personnes avaient déjà été interpellées. Un chiffre qui va, selon lui, "augmenter considérablement". "Au même moment le 17 octobre, nous étions à 385 interpellations", a-t-il précisé, saluant le dispositif mis en place ce 24 octobre.

Entre revendications et pillages, comment nos reporters ont-ils travaillé durant les manifestations du 17 octobre?

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18:19

• Les bâtiments publics épargnés

Une semaine après l'incendie qui a ravagé la mairie de Limoges, le ministre de l'Intérieur s'est satisfait du fait qu'il n'y avait eu aucune "attaque contre des bâtiments publics", tels que les mairies et les commissariats. De "nombreux pillages" ont également été "évités" grâce aux "moyens de défense" engagés.

"On déplore néanmoins dans certaines villes quelques dégradations ou pillages", qui restent cependant en "nombre limité". "Au même moment le 17 octobre, on était à peu près à 300 commerces pillés."

• Vigilance pour la soirée

Dans la capitale, la dispersion est cependant "toujours en cours et va se poursuivre". "Il y a eu des entrées en action de casseurs et de militants politiques radicalisés venus au contact des forces de l'ordre. L'affrontement a duré au moins deux heures", a expliqué Laurent Nuñez.

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"La journée n'est pas terminée", a prévenu le ministre. "Une troisième partie s'ouvre maintenant. L'enjeu est d'éviter que des groupes se dispersent et commettent des pillages." Les forces de l'ordre vont, sur "toutes les villes", rester "extrêmement vigilants".

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