Couchey. Incendie : nous avons pu nous rendre avec les pompiers dans la zone sinistrée
« Nous sommes en alerte encore jusqu’à jeudi minimum », souffle un pompier, sur les lieux de l’immense incendie de Couchey au sud de Dijon, ce lundi 3 août. Autour de lui, la forêt est noircie, presque rasée et l’air est saturé d’une odeur âcre de fumée. Au total, 83 hectares ont brûlé en six jours, près de 200 pompiers de Côte-d’Or et de six départements voisins ont été mobilisés. Le feu avait même repris ce dimanche, mais a été fixé rapidement.
Aidées de l’Office national des forêts (ONF), deux équipes de quatre pompiers font des « patrouilles actives » en camion pour éteindre les fumerolles. Car le risque de reprise existe.
Les soldats du feu expliquent : « C’est indispensable pour que l’incendie ne reparte pas, surtout à la limite de la végétation verte avec les vents. » Les visages couverts de suie, ils montrent de petits nuages qui s’échappent encore de la base des troncs, entourée de cendres. Le feu peut aussi « couver dans les racines sous terre pendant plusieurs jours » et refaire surface plus loin.
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Les pompiers traquent les moindres fumerolles afin d’éviter que le feu ne reprenne. Photo Emma Buoncristiani
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Les dégâts dans la nature causés par l’incendie qui a eu lieu le 29 juillet et a ravagé, au total, 83 hectares. Photo E. B
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Les pompiers sont toujours actifs sur les lieux de l’incendie à Couchey ce lundi 3 août. Photo Emma Buoncristiani
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Même si l’incendie à Couchey est fixé, les pompiers agissent encore sur des fumerolles. Photo Emma Buoncristiani
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Même si l’incendie à Couchey est fixé, les pompiers agissent encore sur des fumerolles. Photo Emma Buoncristiani
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Même si l’incendie à Couchey est fixé, les pompiers agissent encore sur des fumerolles. Photo Emma Buoncristiani
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Même si l’incendie à Couchey est fixé, les pompiers agissent encore sur des fumerolles. Photo Emma Buoncristiani
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Même si l’incendie à Couchey est fixé, les pompiers agissent encore sur des fumerolles. Photo Emma Buoncristiani
Un « temps de repos aléatoire et limité »
Sur place, le soleil « tape fort ». Les pompiers sont « fatigués », avec des tranches horaires de 24 heures ou 48 heures : « Une fois que l’on rentre des incendies, nous devons continuer sur les interventions courantes quotidiennes. On sait que notre temps de repos est aléatoire et limité. » Pour eux, le plus important est la prévention afin d’éviter les feux involontaires.
« Tout le monde doit être un minimum vigilant avec les conditions météo actuelles. Il ne faut pas jeter son mégot dehors ou faire un barbecue sauvage… » La zone du sinistre est interdite au public par un arrêté de la préfecture pour limiter le risque de reprise de feu. Pourtant, les pompiers ont croisé plusieurs personnes qui se promenaient dans la journée.
Hubert Poullot, président du conseil d’administration du Sdis 21 et François Sauvadet, président du conseil départemental de la Côte-d’Or et président de l’association Départements de France. Photo Emma Buoncristiani
« Un système à bout de souffle »
« Nous leur disons gentiment de faire demi-tour, car ils risquent une amende avec les gendarmes. »
Le président du conseil départemental de la Côte-d’Or et président de l’association Départements de France, François Sauvadet, s’est rendu sur la zone sinistrée dans l’après-midi. « Les pompiers résistent malgré un système à bout de souffle », a-t-il lancé. « Il nous faut des moyens supplémentaires , qui relèvent notamment de l’État. Nous ne pourrons pas continuer avec un système de sécurité civile financé pour l’essentiel sur l’effort des collectivités et des Départements. Surtout avec des zones à hauts risques. » Pour le politique, « 2026 est un basculement en termes de changement climatique ».
Une session spéciale devrait d’ailleurs être dédiée à la couverture de risques à l’Assemblée nationale en septembre.