Coup de tonnerre au Real : Florentino Pérez mettrait son veto personnel à l'arrivée de Rodri - Sport.fr
Rarement un refus aura autant surpris. Rodri sort d’un Mondial monumental — capitaine des champions du monde espagnols, Ballon d’or en poche, meilleur joueur de la compétition. Sur le papier, le profil rêvé pour venir densifier l’entrejeu madrilène. Et pourtant.
Selon Fabrizio Romano, le président du Real bloquerait personnellement le dossier. Le journaliste italien affirme que Florentino Pérez aurait tout simplement fermé la porte : le milieu rêverait de signer, mais l’homme fort de la Casa Blanca ne voudrait pas de lui. Difficile de faire plus catégorique.
Coup de théâtre, donc. Car il y a quelques jours à peine, la tendance semblait tout autre.
Retour en arrière. Mi-juillet, la presse espagnole s’emballait : Radio MARCA assurait que le Real avait informé José Mourinho de son intention de tenter le coup Rodri une fois le Mondial terminé. Le joueur était présenté comme désireux de rentrer au pays, l’entraîneur portugais comme un fervent partisan de l’opération. Bref, tous les voyants paraissaient au vert. Les dés semblaient jetés.
Puis, patatras. Le nom de Pérez vient tout remettre en cause.
Comment expliquer un tel revirement ? Plusieurs pistes se dessinent, sans qu’aucune ne soit confirmée officiellement. La première, financière : à trente ans passés, avec un contrat qui expire en 2027 et un historique de blessure au genou, Rodri représente un investissement à risque pour un club qui privilégie désormais la jeunesse. La seconde, plus politique : Madrid ne raffole pas des opérations qui pourraient froisser ses relations avec d’autres écuries européennes. On avance masqué, du côté du Bernabéu.
Ce qui est certain, c’est que la position présidentielle détonne. Snober le meilleur joueur d’une Coupe du monde, ça ne se voit pas tous les jours. Ça sent la décision assumée, mûrie, tranchée d’en haut.
Reste la question du joueur. Manchester City compte discuter avec son milieu d’une prolongation, mais l’intéressé, lui, garderait Madrid en tête. Un attachement réel, presque affectif, pour un club qu’il n’a jamais caché admirer. La contradiction est là : d’un côté un joueur qui rêve, de l’autre un dirigeant qui refuse.
Pour Mourinho, la nouvelle a de quoi agacer. Le technicien voyait dans l’Espagnol un renfort de standing, un patron pour structurer son milieu de terrain. Se le voir retirer des mains par sa propre direction, voilà qui pourrait crisper les rapports en interne dès le début de l’exercice.
Le feuilleton est-il pour autant clos ? Rien n’est moins sûr. Dans les couloirs du mercato, une porte fermée n’est jamais totalement verrouillée. Un changement de contexte, une opportunité, une pression sportive… et les positions peuvent évoluer. Personne ne l’avait vu venir, ce veto ; personne ne peut jurer qu’il tiendra jusqu’au bout.
En attendant, le dossier reste suspendu au bon vouloir d’un seul homme. Et pour l’heure, ce dernier a dit non.