Coupe Davis – Kimmer Coppejans aurait dû jouer le match décisif : "Certains ont dit qu'il n'avait pas le niveau, mais il est toujours là"
Samedi a été une journée particulièrement agitée pour Kimmer Coppejans. Convaincant à l'entraînement, il avait été désigné par Steve Darcis en cas de match décisif. "Je crois que c'était aussi un choix tactique, expliquait le Limbourgeois, au moment où les fans rejoignaient les joueurs pour partager un verre. J'ai battu Lukas Neumayer à deux reprises récemment : la saison dernière en Thaïlande, et en mars sur la terre battue de Split."
Cette cinquième joute n'aura finalement jamais lieu. "Je me suis entraîné et j'ai soutenu le double avant de partir dîner, au cas où, car je devais avoir le temps de digérer. J'ai repris la séance pendant que Zizou jouait, mais quand j'ai vu le break autrichien dans le deuxième set, je suis venu m'asseoir pour le pousser vers la victoire. J'aurais aimé jouer à 2-2. Mais si on avait gagné 3-1, j'aurais été tout aussi heureux de ne pas être monté sur le terrain. Les Autrichiens étaient plus forts", indique-t-il, lucide.
Coppejans était dans le groupe l'an dernier, lors de la qualification pour le Final 8 en Australie. Mais son dernier match remonte à 2023 et la réception de l'Ouzbékistan. "J'apprécie ces moments avec l'équipe nationale, dans la victoire comme dans la défaite, et de plus en plus à mesure que l'âge avance. J'arrive au crépuscule de ma carrière, je ne sais pas combien d'occasions j'aurai encore de représenter mon pays, d'autant que les jeunes sont vraiment forts. J'essaie de profiter de chaque instant."
Une énorme longévité sur le circuit Challenger
À 32 ans, Coppejans compte 264 victoires sur le circuit Challenger — sans doute parmi les meilleurs totaux actifs de cette D2 professionnelle. "D'un côté, cela signifie que je commence à être vieux (rires), et de l'autre que je joue à ce niveau depuis très longtemps. Ce n'est pas si simple, alors oui, j'en suis fier."
Ce joueur belge nous explique les arcanes de la D2 du tennis mondial : "500 euros à Lille, 20 000 à Roland-Garros"Une fierté partagée par sa maman Caroline, qui avait déjà prévu d'aller soutenir les Belges à Vienne avant d'apprendre la sélection de son fils, suite au forfait de Blockx. Elle aussi aurait aimé le voir monter sur le court. "Mais Zizou s'est donné à 110 %, précise-t-elle. C'est le tennis… Bien sûr, j'aurais aimé revoir Kimmer jouer pour la Belgique, mais il était là, dans le groupe. Il a pu bien s'entraîner toute la semaine avec ses amis, et pour lui, c'est très important."
Issu d'une famille de quatre, tout le monde joue au tennis chez les Coppejans, maman comprise. "Pour Kimmer, c'est toute sa vie. Dès cinq ans. À neuf ans, il est entré à l'internat du centre de Wilrijk. À douze ans, certains ont dit qu'il n'avait pas le potentiel pour le niveau international. Il l'a prouvé. Et il est encore là, à 32 ans, en équipe nationale. C'est quelqu'un qui travaille dur — il ne fume pas, il ne boit pas. Il consent beaucoup de sacrifices."
Des sacrifices qui ne s'arrêteront pas de sitôt : l'ancien vainqueur de Roland-Garros juniors (2012) veut encore jouer quatre ou cinq ans. "Tant que le corps suit, et que j'arrive à disputer les qualifications en Grand Chelem", conclut-il.
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