Siya Kolisi n’a pas disputé la moindre minute du nouveau Championnat des Nations en raison d’une blessure aux ischio-jambiers. Une absence qui a profité à d’autres joueurs, au point d’alimenter les interrogations sur une possible retraite internationale. Le capitaine des Springboks a toutefois balayé cette hypothèse et entend bien disputer la Coupe du monde 2027.

Le légendaire capitaine des doubles champions du monde sera-t-il du voyage en Australie pour disputer la onzième Coupe du monde de l'histoire ? À un an du début de la préparation, difficile d'imaginer Siya Kolisi ne pas défendre les couleurs de l'Afrique du Sud, même si son état de forme suscite quelques interrogations.

Cet été, le troisième ligne n'a pas disputé la moindre minute du nouveau Championnat des Nations en raison d'une blessure aux ischio-jambiers. Une absence dont a profité le jeune Paul de Villiers (23 ans). Le flanker des Stormers s'est montré impressionnant face à l'Angleterre, à l'Écosse et au pays de Galles, en étant titularisé à chacune de ces rencontres. De quoi pousser l'ancien ouvreur anglais Stuart Barnes à s'interroger dans le podcast The Ruck : "Avons-nous assisté à la fin de Siya Kolisi en tant que capitaine des Springboks ? Un géant du jeu, un joueur de légende, mais toutes les bonnes choses ont une fin."

Avoir 36 ans n'est pas un problème

Une perspective que l'intéressé balaie d'un revers de main. Malgré ses 36 ans au moment du Mondial, Kolisi entend bien participer à la compétition, et pourquoi pas en tant que capitaine. "Je me sens bien dans mon corps. Il faut voir comment mon état va évoluer d'année en année et de match en match, mais c'est toujours l'objectif final. Je veux toujours y être."

S'appuyant sur les propos de son sélectionneur Rassie Erasmus, l'ancien joueur du Racing 92 ne considère pas son âge comme un frein à une présence en Australie. "Rassie a clairement indiqué qu'on pouvait avoir 36 ans, que ce n'était pas un problème, à condition d'être l'un des trentenaires les plus en forme. C'est ce dont on a besoin. Personnellement, je n'ai pas besoin d'être le plus en forme de tous. L'important, c'est ce que je peux faire et produire sur le terrain. Si je me sens bien, je pense que je serai là." 

Alors qu'il était annoncé avec insistance du côté du Japon, Siya Kolisi s'est finalement engagé avec les Stormers afin de retrouver le club de ses débuts, où il avait déjà disputé 89 rencontres entre 2013 et 2020. Un choix mûrement réfléchi pour rester au sein d'une franchise compétitive, engagée en URC et en Champions Cup, et ainsi mettre toutes les chances de son côté pour relever le dernier grand défi de sa carrière : disputer une quatrième Coupe du monde consécutive.