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Les Bleus ont effectué ce dimanche leur plus long voyage américain pour s'installer au coeur de la troisième plus grande ville du Texas, dans un palace classé monument historique.

Anthony Clément à Dallas (USA) publié le 13 juillet 2026 à 00h33

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Les Bleus avaient assuré qu'un autre tournoi commençait à partir des seizièmes de finale, mais la vérité était que la compétition se répétait : jusque-là, la phase à élimination directe leur avait proposé une copie des déplacements de la phase de groupes, avec encore trois matches à New York, Philadelphie et Boston, à la maison ou presque. S'ils avaient gagné ce confort géographique en finissant premiers de leur groupe, il était impossible de passer plus d'un mois le long de la côte est.

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Il est désormais l'heure de trouver de nouveaux repères et l'équipe de France a effectué ce dimanche son plus long voyage depuis son arrivée aux États-Unis, plus de quatre heures de vol entre Boston et Dallas, la capitale du Texas, un État qui n'a pas grand-chose à voir avec le Massachusetts.

Tout est différent, y compris le fuseau horaire, mais ce n'est pas forcément plus éprouvant : après n'avoir fréquenté que des stades exposés à la canicule ou au déluge, les Bleus vont découvrir une enceinte moderne nichée à Arlington, où un toit les protégera des 35° C enregistrés dimanche et d'éventuelles intempéries, puisque des orages sont annoncés mardi, jour de la demi-finale contre l'Espagne (21 heures).

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Un hôtel choisi par la FIFA

Ils devront seulement rouler vingt-cinq minutes pour atteindre le stade depuis leur hôtel du centre-ville de Dallas, et il n'en faut que dix pour rejoindre le terrain de l'université méthodiste du sud, où ils s'entraîneront ce lundi après avoir posé ce dimanche leurs valises dans leurs chambres, après 18 heures (1 heure du matin en France).

Choisi par la FIFA, l'hôtel Adolphus a quelques atouts pour plaire aux Français même s'il est situé dans le downtown, un environnement minéral qui tranche avec le parc devant leurs fenêtres à Boston. Le quartier est toutefois moins animé qu'à Philadelphie, où ils avaient choisi de ne s'installer qu'à la veille de leur match contre l'Irak (3-0, le 22 juin), afin de limiter le plus possible leur passage dans un établissement jugé inapte à la préparation d'un match.

Ils devraient être plus tranquilles dans le très classieux Adolphus, même si d'autres clients y séjournent en même temps qu'eux. On y a aperçu dimanche un maillot argentin et les Portugais y sont déjà passés pendant la compétition, mais ce n'est pas une photo de Cristiano Ronaldo qui vous accueille dans le hall cossu, où les boiseries sont éclairées par de grands lustres.

C'est Elisabeth II que l'on voit dans un cadre et la Reine d'Angleterre écrit qu'elle a été enchantée par son séjour ici, en 1991, dans des murs classés monument historique. Il n'y a pas besoin d'être très ancien pour accéder à ce statut dans la ville, moins réputée pour son architecture que pour avoir été en 1963 le théâtre de l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy, à dix minutes de marche. Voilà un objectif de promenade pour les Bleus, et quelques supporters étaient d'ailleurs déjà sur les lieux dimanche, alors qu'absolument rien, pas le moindre fanion, n'indiquait que l'équipe de France allait débarquer dans le coin.

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