« Dans quelques années ça concurrencera sûrement le Tour Masculin » : sur la Prom’ à Nice, le Tour de France féminin passionne toujours plus
Ce samedi 8 août 2026 marque le début d’un week-end au cours duquel Nice devient la capitale du cyclisme. La Promenade des Anglais accueille l’arrivée de l’avant-dernière étape du Tour de France Femmes 2026, entre Sisteron et Nice. Sur place, le nombre de supporters déjà présents, deux heures avant l’arrivée des coureuses, laisse deviner une passion grandissante pour l’épreuve.
Mais alors, les spectateurs font-ils vraiment une différence entre le Tour Femmes et le Tour Hommes ?
Aucune, selon Mark et Claire, un couple de touristes britanniques, présents spécialement à Nice pour les deux dernières étapes.
« Je ne fais aucune différence entre les deux épreuves. Ça reste la plus grande course de vélo au monde quel que soit le sexe. Ce n’est que la cinquième édition mais je trouve que cette course gagne chaque année en intérêt et en suspense », décrit Claire.
Son mari Mark va plus loin et juge les étapes plus palpitantes que chez les hommes.
« Avec des étapes plus courtes que chez les hommes, le TDF Femmes propose des courses plus intenses avec plus d’action chaque jour. Il y a moins de moments où l’on s’ennuie. On prend presque que plus de plaisir à regarder. »
« Une médiatisation pas encore à la hauteur »
L’attrait pour la Grande Boucle féminine semble avoir traversé les frontières. Hakan, supporter suédois passionné de cyclisme, confirme un intérêt croissant pour l’épreuve dans les pays scandinaves.
« Dans nos pays, de plus en plus de passionnés de cyclisme, notamment jeunes, regardent cette épreuve. Ça correspond à un cyclisme féminin qui, en quelques années, s’est beaucoup professionnalisé. Le niveau est plus homogène avec un nombre plus élèves de coureuses pouvant jouer la victoire finale ».
Malgré cet engouement, de nombreux spectateurs dénoncent une médiatisation « insuffisante » pour permettre à l’épreuve de prendre son envol. C’est le cas de Ludivine et Benjamin, présents au niveau de la ligne d’arrivée.
« Je ne comprends pas que cela se passe encore ainsi. On ne voit jamais l’étape en entier contrairement aux hommes. Et même plus largement je trouve que la médiatisation à la télé n’est pas suffisante. »
Malgré tout, Benjamin reste optimiste pour l’avenir de l’épreuve.
« Si on arrive à régler ce différentiel de médiatisation, je pense que le TDF Femmes concurrencera celui des hommes dans quelques années. Avec un format plus court, il correspond aux demandes actuelles des jeunes qui préfèrent des courses courtes mais intenses ».
À la veille de sa dernière étape, le Tour de France Femmes 2026 semble faire de plus en plus l’unanimité auprès des amateurs de la Grande Boucle.