Débordements lors des manifestations d’élèves: les écoles secondaires de Liège fermées ce vendredi
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Les écoles secondaires des réseaux libre et communal de Liège seront fermées vendredi 2 octobre pour des raisons de sécurité, à la suite des actions étudiantes menées jeudi devant plusieurs établissements. La Ville a annoncé la fermeture de l’ensemble des écoles secondaires de son réseau, après une décision similaire du réseau libre. Selon la police de Liège, le bilan des incidents s’établit à une arrestation administrative et cinq arrestations judiciaires.
MDV
Source: Avec Belga
1 octobre 2026, 19:46Dernière mise à jour: 19:49
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La Ville justifie cette mesure par les incidents survenus dans plusieurs écoles et par une amplification annoncée du mouvement. Elle entend assurer la sécurité des élèves, du personnel et des bâtiments scolaires. Seul le personnel de direction sera présent dans les établissements vendredi afin d’assurer le retour des élèves chez eux en toute sécurité. Les familles sont informées via les canaux habituels des écoles.
Cinq arrestations judiciaires
Des rassemblements spontanés ont eu lieu jeudi, notamment devant l’athénée de Fragnée, les écoles Saint-Laurent et Saint-Sépulcre ainsi que l’institut Marie-Thérèse, en Hors-Château. La police a signalé des jets de projectiles, dont des pétards, des œufs, des pommes et des barrières, ainsi que de nombreuses autres dégradations.
Selon la police de Liège, le bilan des incidents s’établit à une arrestation administrative et cinq arrestations judiciaires. Des violences et de nombreuses dégradations ont été signalées. La ministre de l’Éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles, Valérie Glatigny, a dénoncé sur X une “instrumentalisation de nos élèves”.
Un appel à la protestation lancé sur les réseaux sociaux a rassemblé de nombreux étudiants vers 08h00 devant cinq établissements liégeois, selon la police: l’Athénée de Fragnée, Saint-Laurent, Saint-Sépulcre, Marie-Thérèse et Liège-Atlas. Des projectiles ont été lancés vers les écoles et les policiers. Des violences physiques ont également été commises, notamment envers un membre de la direction d’une école.
Rue Crève-Cœur, dans le quartier Hors-Château, une poubelle a été incendiée. Des trottinettes et d’autres objets ont été jetés dans le feu. Des panneaux de signalisation et du mobilier urbain ont été arrachés, quelques véhicules endommagés et le Carrefour Express de la rue Saint-Léonard vandalisé, rapporte la police.
Vers 11h30, les manifestants se sont dispersés en groupes et ont troublé l'ordre public à plusieurs endroits de la ville. Certains ont tenté de forcer l'entrée de l'école Saint-Barthélemy avant d'être dispersés par les policiers. Les écoles liégeoises ont été invitées à garder leurs élèves à l'intérieur durant le temps de midi. Aucun nouvel incident n'a été signalé depuis 13h00. La rue Hors-Château a été rouverte à la circulation à 14h00. Les enquêtes sont en cours.
Les élèves réclament notamment des classes moins nombreuses et des professeurs en suffisance, avait expliqué plus tôt à Belga le secrétaire régional de la CGSP Enseignement, Jorre Dewitte. Selon lui, une dizaine d'écoles de la région liégeoise étaient touchées par le mouvement.
Le secrétaire régional a également précisé que certains professeurs “sensibles au mouvement essayent de les accompagner pour qu’il n’y ait pas de débordements.”
“Dans certaines écoles, il y a une volonté de rester toute la journée. Dans d’autres établissements, il y a eu une ou deux heures d’action avant que les élèves ne rentrent dans les bâtiments. Cependant, d’autres écoles pourraient suivre et prendre le relais demain”, concluait Jorre Dewitte.
Sur X, la ministre de l’Éducation Valérie Glatigny (MR) a regretté “une instrumentalisation de nos élèves, alors qu’aucune mesure prise en enseignement ne diminue leur encadrement, et qu’il y a même plus d’argent pour les élèves en difficulté.”
“Empêcher des élèves d’aller en classe, lancer des projectiles sur des policiers, commettre des dégradations sous la pression de personnes extérieures aux écoles: rien de tout cela n’est acceptable. Chacun a le droit de s’exprimer et de contester des décisions, mais jamais en basculant dans la violence. Nos écoles doivent rester des lieux de dialogue et d’apprentissage”, a-t-elle écrit sur X.
“Cela fait des mois qu’une minorité d’activistes souffle sur les braises, instaure le chaos dans l’enseignement et embrigade la jeunesse dans son sillage”, abonde le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin (MR).
“On en avait déjà vu le résultat le 4 juin avec un Parlement attaqué et une ville dégradée (des débordements avaient eu lieu lors d’une manifestation étudiante à Namur, NDLR). On le voit à nouveau aujourd’hui à Liège, empêchant les élèves qui n’ont rien demandé de suivre les cours sereinement. Contester oui, détruire non! Merci aux services de sécurité qui sont mobilisés, et soutien total à la police”, conclut le ministre libéral.
Son président de parti Georges-Louis Bouchez a lui aussi réagi sur X, accusant “l’extrême gauche” de “créer un chaos dans le pays et plus généralement en Europe”. “Il n’y a aucune revendication réelle derrière tout cela. Juste une volonté de casse et une instrumentalisation de la jeunesse”, a-t-il écrit.
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Ces lycéens français se mobilisent pour protester contre des classes et des emplois du temps surchargés ou encore l’absence de professeurs. Ces rassemblements ont parfois dégénéré avec des dégradations ou des tirs de mortiers.
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