"Défiler sur les Champs-Élysées, c’était un rêve !" : Marie, agente pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone, sera à Paris ce 14 juillet
Affectée à la maison d’arrêt villeneuvoise depuis trois ans, Marie participe ce mardi 14 Juillet au défilé traditionnel aux côtés des quelque 6 300 militaires et en compagnie de Jérôme, un collègue également retenu cette année.
Comme l’année dernière, les personnels de la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone, l’établissement pénitentiaire situé aux portes de Montpellier, sont à l’honneur pour ce 14 Juillet. Deux d’entre eux défilent sur les Champs-Élysées parmi les 6 300 militaires et fonctionnaires.
Pourtant, entre l’Hérault et le pavé parisien, il y avait un pas, loin d’être cadencé. Que Marie n’a d’abord pas voulu franchir. Agente pénitentiaire dans cet établissement, "ma première affectation" (c’était en 2023, NDLR) elle a d’abord mis de côté cette opportunité pour des raisons personnelles. "Je n’avais pas voulu le faire et puis ma responsable qui avait été chef de corps pour le 14 Juillet de l’an dernier m’a contactée et encouragée à le faire", raconte Marie. Poussée, la jeune femme a donc déposé sa candidature. Puis a très vite franchi le premier écueil en étant appelée à subir entretiens et tests physiques avant d’entamer des entraînements.
Et sur la centaine d’agents sélectionnée, seul 51 ont finalement été retenus dont elle et son collègue villeneuvois Jérôme ainsi que deux agents toulousains et un autre de Mende.
"Malgré la canicule. Cela a été un peu compliqué"
À partir de là, la "machine" s’est emballée. Envoyée du côté d’Agen, la jeune agente a démarré son entraînement quinze jours de rang, "de 6 h 30 à 11 h 30, malgré la canicule. Cela a été un peu compliqué. Puis, nous avons été envoyés au camp militaire de Satory (en région parisienne, NDLR) pour la dernière semaine. Là, nos entraînements se déroulaient de 13 h 30 à 16 h 30, voire à 17 h ou 18. Cela dépendait. Et là encore, avec la chaleur, cela a été parfois laborieux", raconte-t-elle.
"Notre administration est une force primordiale mais peu voire pas connue"
Mais à l’arrivée, il y a une fierté certaine. "C’était un rêve de pouvoir le faire alors que, au départ, je m’étais dit : 'Tu verras l’an prochain'. Alors je suis d’autant plus fière, reconnaissante et honorée d’avoir cette possibilité-là car tout le monde ne peut pas le faire ! Et puis, représenter l’Administration pénitentiaire, mes collègues et surtout les femmes. Notre administration est une force primordiale mais est peu voire pas connue. C’est donc une bonne chose de pouvoir la mettre en avant." D’autant que son compagnon fait lui aussi le voyage pour la voir descendre les Champs.