Un opéra de Nice qui sonne mieux. C’est ce que réclame de nouveau, dans un communiqué publié le 16 juillet 2026, la CGT Nice Métropole Côte d’Azur (NMCA), qui continue d’alerter la municipalité sur une dégradation, selon elle, continue des conditions de travail du temple lyrique de la rue Saint-François-de-Paule.

Les doléances du syndicat ne datent pas d’hier. Depuis des années, il alerte sur le quotidien des agents de l’opéra qu’il juge très précaire. Il y a, en premier lieu, l’état d’épuisement qui se multiplie. « À plusieurs reprises, martèle la CGT, notre syndicat a alerté l’administration municipale et celle de l’opéra. Face à l’absence de réponses, notre organisation a saisi dès le printemps 2024 la commission de suivi des risques psychosociaux. […] Au terme de deux années d’inaction, l’administration vient récemment de porter à notre connaissance un document plus exhaustif mettant en évidence plusieurs facteurs de risques psychosociaux… »

La dégradation s’illustrerait également « par le non-renouvellement des contrats de six danseuses et danseurs permanents du ballet de l’opéra et non quatre comme cela a été annoncé. La CGT NMCA dénonce une pratique récurrente consistant à écarter des artistes arrivant au terme de plusieurs années d’engagement souvent à la veille de pouvoir prétendre à un CDI ».

Également pointées du doigt : les revalorisations salariales. Celles « obtenues en 2022-2023 pour le ballet et le chœur de l’orchestre n’ont été possibles qu’après une mobilisation historique et trois préavis de grève. Les négociations promises sont aujourd’hui suspendues depuis les élections municipales ».

Ensuite, concernant l’aspect culturel, « la place grandissante accordée aux animations et aux formats événementiels » se ferait « au détriment d’une programmation artistique ambitieuse ».

L’état du bâtiment de la rue Saint-François-de-Paule ne trouve pas davantage grâce aux yeux de la CGT, qui dénonce : « Chaleurs excessives, locaux inadaptés, manque d’espace, dégradation des installations, difficultés acoustiques, conditions matérielles insuffisantes… » Il y a bien des travaux promis, mais « sans cesse repoussés ».

« Reprise immédiate des négociations salariales »

Au final, le syndicat appelle la municipalité à changer la donne avec notamment, « la reprise immédiate des négociations salariales pour le ballet, le chœur et l’orchestre, des mesures urgentes garantissant la santé, la sécurité et les conditions de travail des personnels, une évaluation transparente des besoins en effectifs suivie de recrutements adaptés, l’application de la nomenclature de l’orchestre à 96 musiciens, conformément aux accords conclus, la réalisation d’un véritable auditorium pour l’Orchestre philharmonique de Nice, la consultation des délégations artistiques, des solistes et de l’encadrement intermédiaire lors des renouvellements de contrats… »

Face à toutes ces requêtes, la CGT demande à la municipalité d’ouvrir « de véritables négociations ».