Déjà installé dans l’avion, il est "choisi au hasard" pour laisser sa place à cause d’un surbooking : il découvre ensuite des photos de sièges libres
l'essentiel Un vol Swiss entre Zurich et Budapest a été perturbé par un surbooking, obligeant Philipp, un guide de 65 ans, à attendre cinq heures pour un autre vol. Pourtant, des sièges semblaient vides en classe affaires, mais la compagnie affirme que l'avion était complet.
Un voyage de groupe a été perturbé par un surbooking sur un vol Swiss entre Zurich et Budapest. Philipp, qui avait organisé le voyage, a été choisi au hasard pour ne pas embarquer et a dû patienter cinq heures avant de prendre un autre avion, rapporte Blick.
Philipp, un guide de 65 ans, avait organisé ce voyage avec 44 producteurs de sapins de Noël. Tout se passe normalement au moment de l’embarquement. Une fois à bord, le personnel réalise toutefois que davantage de passagers ont embarqué que l’avion ne compte de sièges disponibles.
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Un voyageur doit alors descendre de l’appareil. "J’ai été choisi au hasard", raconte Philipp à nos confrères. Le sexagénaire doit abandonner son groupe, qui se retrouve sans guide à Budapest, et patienter pendant cinq heures avant de pouvoir embarquer sur un autre vol.
Des sièges vides en classe affaires ?
La mésaventure est d’autant plus difficile à accepter pour le passager que certains membres de son groupe lui envoient des photos prises dans l’avion. Elles semblent montrer plusieurs sièges libres, notamment en classe affaires. "Il y avait au moins huit places vides dans l’avion avant le décollage", s’agace-t-il.
Contactée par Blick, la compagnie Swiss reconnaît qu'un "passager n’a malheureusement pas pu embarquer comme prévu [ce jour-là]". Mais elle assure que l’avion était bien complet et qu’aucun siège supplémentaire n’était disponible, y compris en classe affaires.
La compagnie explique que la configuration de ses avions peut donner une impression trompeuse. "En classe affaires, sur ce type d’avion, le siège voisin reste toujours libre. Cela peut donner l’impression, sur les photos, qu’il reste des places disponibles, alors que le vol est en réalité complet", précise Anja Beeler, porte-parole de Swiss.
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La compagnie affirme que les situations de ce type restent rares et concerneraient seulement 0,02 % de ses passagers. Le surbooking consiste pour une compagnie aérienne à vendre davantage de billets que le nombre de places disponibles, en anticipant des désistements de dernière minute. Lorsque tous les passagers se présentent finalement, certains peuvent se voir refuser l’embarquement malgré un billet valide.
Selon la réglementation européenne, les passagers concernés peuvent bénéficier d’une indemnisation, sous certaines conditions. Elle s’élève à 250 euros pour les vols de moins de 1 500 kilomètres, 400 euros pour ceux compris entre 1 500 et 3 500 kilomètres et 600 euros au-delà de 3 500 kilomètres.