Dernier grand festival de l'été 2026, Les Solidarités a débordé d'une foule incontrôlée mais aussi d'émotions, de surprises et de jeux d'enfants
Un nouveau soleil s'est levé sur Les Solidarités, après le crachin du vendredi qui avait rassemblé 16 900 personnes au cœur d'une première soirée très pop-rock. Samedi (30 000 personnes) et dimanche (21 000), les familles, et plus largement un public transgénérationnel, ont envahi les hauteurs namuroises pour assister aux derniers concerts estivaux de vedettes iconiques et (trop?) fédératrices.

À voir, à boire et à manger, si on y parvient
"Dans le bus, on a chanté Les Sardines, qu'est-ce qu'on est serré, au fond de cette boîte. Ça résumait bien notre journée." Dans la soirée de samedi, beaucoup de spectateurs énervés se sont exprimés sur les réseaux. Certains ont mis des heures à entrer (4 000 véhicules en deux heures) et sortir des parkings, à faire la file pour remplir une gourde d'eau, atteindre le bar, les stands de restauration, les sanitaires. Y compris pour les emplacements PMR. Un temps fou passé… à ne pas assister aux concerts, à en rater un, puis deux, puis trois, à enrager.


"Une catastrophe." Sous certains posts de la page Facebook officielle des Solidarités, les commentaires ont été fermés ! Après deux précédentes années où les problèmes avaient été réglés, Les Solidarités sont retombées dans leurs travers, victimes aussi du succès de Soprano mais aussi du phénomène TeddyBear, en tout début de journée, qui a attiré une masse humaine à une heure qui devait être calme.
Le paradis des enfants
Au fil des éditions, la déco, les moulins à vent et les arts de rue ont peut-être été réduits pour mieux laisser la place à une diversité de propositions pour les enfants. Le festival de chants et d'engagements se double d'une plaine de jeux XXL. Bacs à sable, toboggans gonflables, jeux en bois, piste de rollers et même, désormais, un death ride. Le frisson des parents, l'exaltation des bambins.



Des artistes éblouissants et surprenants
Faithless qui transforme la plaine en discothèque. TeddyBear qui appelle sa grand-mère et son coiffeur, François Damiens, sur scène, la blague. Louane qui reprend les Pixies puis qui voit Soprano et toute son équipe débarquer dans la fosse pour s'enjailler sur ses chansons. Soprano qui invite Louane pour un duo inédit sur Roule.
Mais aussi l'hommage à Gym Tonic, Toutouyoutou, du chanteur marseillais, enrhumé mais motivé. La claque visuelle et chorégraphiée offerte par la battante Suzane. La farandole improbable, quitte à retirer ses pompes, organisée par le DJ héraut Roland Cristal. Le Flower Power de Marguerite.


Ou encore Ben Mazué, solaire, accompagné du groupe de choristes belges Just Vox. Autant de moments et de surprises marquants, parmi tant d'autres, qui auront marqué les Solidarités. Et surpris même les organisateurs. "Roland Cristal, c'est mon coup de coeur, expliquait Denis Gérardy. Sa seule erreur fut de ne pas nous avoir prévenus qu'il allait faire monter tous ces enfants sur scène." Elle a tenu bon. La moisson d'émotions fut belle, Les Solidarités ont déjà acté leur retour, au même moment l'année prochaine, les 3, 4 et 5 septembre.

