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Entre le 8 et le 9 septembre 2026, près de 200 officiers et représentants de différentes autorités ont participé à une vaste opération de démantelant, sous la houlette d'Europol, en Belgique, en France, en Irlande et aux Pays-Bas.

© EUROPOL / N/C

Jeanne Le Borgne 11/09/2026 à 14:14, Mis à jour le 11/09/2026 à 14:14

Les 8 et 9 septembre, une vaste opération d'Europol a permis de révéler l'existence d'un réseau criminel soupçonné de trafic de chevaux à travers l'Europe. La France est concernée.

C'est une affaire qui n'a pas encore livré tous ses secrets. La Belgique, la France, l'Irlande et les Pays-Bas ont mené une opération de grande envergure, sous la houlette d'Europol, mardi 8 et mercredi 9 septembre, pour mettre fin à un possible trafic de chevaux de course.

Le gendarme européen explique que des milliers de chevaux de course trop vieux pour courir ont vu leur passeport et leurs données d'identification trafiqués afin de leur attribuer une nouvelle identité. Objectif : dissimuler la provenance des chevaux, leur historique et leur admissibilité à la consommation.

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Au moment de leur retraite, les chevaux de course sont souvent trop usés pour une seconde carrière, mais ne peuvent pas être vendus pour leur viande, car ce sont des animaux qui ont généralement reçu un certain nombre de médicaments. En changeant leur identité, les marchands ont pu les proposer aux abattoirs et en tirer jusqu'à 1 500 euros par cheval, explique le « Berliner Morgenpost ».

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100 000 euros en espèces

Selon l'association néerlandaise de protection animale House of Animals, les chevaux en question étaient principalement des chevaux de course retraités de Grande-Bretagne et d'Irlande, qui ont été vendus à travers l'Europe pour leur viande. Aussi, Europol s'inquiète du fait que ces chevaux aient pu se retrouver dans le circuit destiné à la consommation humaine. Aux Pays-Bas, ils auraient ainsi été transformés en boulettes ou en « croquettes », sorte de bâtonnets frits typiques.

En ce sens, 24 perquisitions ont été menées en début de semaine à travers l'Europe, dont sept en France. Plus de 1 000 chevaux ont été contrôlés et une majorité d'entre eux saisis. En Belgique, les enquêteurs ont arrêté trois suspects et saisi plus de 100 000 € en espèces. L'enquête se poursuit.

Une affaire similaire a déjà éclaté en 2023 : le tribunal de Marseille avait condamné quinze personnes, originaires de France, de Belgique et des Pays-Bas, à des peines de prison allant de huit mois à quatre ans et à de lourdes amendes pour avoir trafiqué les papiers de chevaux afin de les vendre à des abattoirs.

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