Une souris dans un laboratoire. © Getty Images/Westend61

Selon les statistiques de la Région de Bruxelles-Capitale, 43.941 animaux ont été utilisés dans des expérimentations en laboratoire bruxellois en 2025, tandis que 110.235 autres ont été tués ou sont décédés sans avoir été soumis à des procédures. L’organisation Suppression des expériences sur l’animal (S.E.A.) dénonce mardi ce “gaspillage de vies animales”.

Kevin Dupont

Source: Belga

27 octobre 2026, 13:02

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Une très large majorité des animaux utilisés dans des expériences de laboratoires bruxellois en 2025 étaient des souris (92,6%). Plus de 1.500 poissons zèbres (3,6%) et 1.300 rats (3%) ont aussi subi des expérimentations. Les 0,8% restants sont composés de cobayes, de porcs, de poules domestiques et d’autres oiseaux.

Les laboratoires ont principalement utilisé ces animaux pour la recherche fondamentale (travaux expérimentaux ou théoriques, sans application concrète). Seuls 10,4% (4.096) ont été tués dans le cadre de la recherche translationnelle et appliquée (travaux visant à transformer les découvertes en applications pratiques).

D’importantes souffrances pour 5.735 animaux

Des expérimentations dites de “sévère gravité”, provoquant d’importantes souffrances et pouvant entrainer la mort au cours de l’expérience, ont été pratiquées sur 5.735 animaux. Les expériences “modérées” concernaient 15.457 animaux et les procédures “légères” ont été effectuées sur 20.274.

Le nombre d’animaux utilisés dans les laboratoires de la capitale a néanmoins atteint son niveau le plus bas en dix ans. Un pic avait été atteint en 2016 avec presque le double (86.823) d’animaux utilisés par rapport à 2025.

99,996%

L’organisation S.E.A., qui “dénonce le gaspillage de vies animales et les souffrances infligées aux animaux dans les laboratoires bruxellois”, a réagi à ces chiffres en déplorant le nombre d’animaux utilisés pour la recherche fondamentale, qui “n’aboutit pas à l’avancée de la médecine” dans “99,996% des cas”.

Elle déplore également que les laboratoires bruxellois continuent à infliger de grandes souffrances à des animaux “dans le cadre d’expériences dont l’utilité est régulièrement contestée”, alors que les scientifiques ont accès à des outils comme “la simulation informatique, les cultures cellulaires, les cultures d’organes, la toxicogénomique, les ‘organes sur puce’ et l’intelligence artificielle”.

Des contrôles insuffisants?

S.E.A. rappelle que des études montrent que 96,6% des médicaments testés sur l’animal échouent finalement sur l’être humain et que neuf molécules prometteuses sur dix échouent au cours des essais cliniques sur l’humain.

L’organisation regrette enfin que la plupart des inspections (106 sur 129) sont annoncées à l’avance. “La loi sur la protection des animaux dits de laboratoire ne peut être respectée que si des contrôles réguliers et non annoncés sont effectués par les services d’inspection”, plaide-t-elle.

“Contrairement à ce que les expérimentateurs sur animaux veulent faire croire, les animaux souffrent dans les laboratoires. Une grande partie des expériences pratiquées peuvent être associées à de la torture et leur utilité est contestable”, conclut S.E.A.

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