Sous un soleil radieux, l’équipe de l’émission « Des racines et des ailes » s’est arrêtée les 22 et 23 septembre à Villemaur-sur-Vanne, pour les besoins du tournage d’une émission sur la Champagne-Ardenne. Rendez-vous au début de l’année 2027.

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La journaliste Isabelle Thomas et Tony Parisot sur le chantier de la collégiale de Villemaur-sur-Vanne
La journaliste Isabelle Thomas et Tony Parisot sur le chantier de la collégiale de Villemaur-sur-Vanne
Par J.-M. Van Houtte Publié: 3 octobre 2026 à 19h39

Temps de lecture: 3 min

Il est 9 h, ce mercredi 23 septembre et le soleil d’automne est éclatant.

Tony et Ilan Parisot (entreprise de couverture et de zinguerie Michel-Jacques, à Mergey), s’affairent à clouer des essentes – des tuiles de bois de châtaigner – sur le premier niveau du clocher de la collégiale Notre-Dame-de-la-Nativité de Villemaur-sur-Vanne. Le chantier de couverture est en fait à l’arrêt pour laisser aux maçons et aux charpentiers le temps de terminer leur intervention. Père et fils étaient là pour le tournage de l’équipe de France 3, sur deux jours, les mardi 22 (vues de drone et d’ULM) et mercredi 23 septembre (tournage sur l’échafaudage). La France ne compte que quelques régions où l’architecture de bois est en usage et l’essentage est chez nous une tradition bien ancrée : ils tiennent à la partager.

« Les Français ne connaissent pas la Champagne-Ardenne », regrette la journaliste Isabelle Thomas, en charge de la réalisation de l’émission. Hormis peut-être, Notre-Dame de Reims, la cité des Sacres et le champagne… C’est sur ce constat qu’elle est allée en quête des traditions très spécifiques de notre région sur une durée d’un mois, accompagnée d’un cameraman et d’un photographe. Après cinq semaines de montage, « La Champagne, de l’Aube aux Ardennes » sera diffusée au premier trimestre 2027.

De Clairvaux à Chéhéry (Ardennes)

Leur périple passe par la fonderie de Sommevoire (Haute-Marne), l’abbaye de Clairvaux, le lac du Der (Marne), l’abbaye de Chéhéry (Ardennes) et naturellement la collégiale de Villemaur-sur-Vanne. L’ADN de l’émission « Des racines et des ailes » est de découvrir un territoire à travers « son histoire, ses monuments, ses savoir-faire et ses hommes », rappelle la journaliste.

Des acteurs du patrimoine – architectural, artistique ou naturel – saisis dans l’action. Préalablement au tournage, la journaliste s’est entretenue avec le couvreur zingueur. Il ne reste à son entreprise que 150 m² à essenter sur les presque 700 m² à couvrir de ces tuiles de bois. Sachant que chaque tuile a été percée préalablement de quatre trous à chaud, ce pour éviter qu’elle ne se fende autant que pour « cautériser » le bois. Il faut ensuite la fixer de quatre clous de cuivre. Il reste encore trois mois de chantier, estime l’artisan.

L’essentage est une de nos traditions qu’Isabelle Thomas tient à partager avec les nombreux habitués de l’émission phare du patrimoine : elle a pu rassembler jusqu’à 5,5 millions français devant le petit écran ! Elle est devenue quasi « patrimoine audiovisuel » puisqu’elle fêtera ses 40 ans l’année prochaine.

Coup de projecteur

C’est, pour notre région, son patrimoine, ses traditions, ses artisans, un formidable coup de projecteur, convient Florent Gaurois, maire délégué de Villemaur-sur-Vanne, élu en charge d’un chantier auquel il est très attentif et confiant avec raison : la commune d’Aix-Villemaur-Pâlis travaille à l’élaboration du dossier de la tranche III qui suivra, pour la restauration du bas-côté nord.

Deux jours de tournage à Villemaur. Après les vues aériennes le 22, les interviews le 23.
Deux jours de tournage à Villemaur. Après les vues aériennes le 22, les interviews le 23.
Tandis que la IIe tranche s’achève sur la tour de charpente, les démarches ont débuté pour lancer la tranche III.
Tandis que la IIe tranche s’achève sur la tour de charpente, les démarches ont débuté pour lancer la tranche III.
La reprise des toitures et des chéneaux qui bordent la tour de charpente.
La reprise des toitures et des chéneaux qui bordent la tour de charpente.

À Sommevoire, Isabelle Thomas découvrira la tradition de la fonderie d’art, qui a légué au XIXe siècle de superbes fontaines à Buenos Aires ou Rio. À Clairvaux, phare de la chrétienté jusqu’à la Révolution, elle verra ce qui est aujourd’hui le plus grand chantier français de restauration patrimoniale depuis l’achèvement de Notre-Dame de Paris. Au lac du Der, l’équipe suivra une jeune plongeuse qui se passionne pour le milieu subaquatique. Dans les Ardennes, l’abbaye de Chéhéry, petite-fille de Clairvaux, renaît aujourd’hui avec le projet de deux passionnés qui revitalise la culture, l’économie et l’identité d’un territoire du sud ardennais. Des découvertes que vous partagerez bientôt !

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