Un drame s'est joué jeudi dernier, 17 septembre, dans le quartier de Fort-Jaco, à Uccle. Une locataire âgée d'une soixantaine d'années a mis fin à ses jours alors qu'une expulsion de son logement devait avoir lieu. Elle a été retrouvée sans vie après l'intervention d'un huissier et de la police.

Les faits se sont déroulés dans un immeuble du quartier. Selon nos informations, l'huissier et les policiers se sont présentés au domicile de la locataire afin de procéder à l'expulsion. Lors de leur première intervention, personne n'a ouvert la porte, malgré des bruits entendus à l'intérieur.

Dans ce type de situation, lorsque l'occupant ne répond pas, l'huissier peut faire appel à un serrurier afin de permettre l'ouverture du logement. C'est ce qui s'est produit. "Lors du premier passage, les personnes présentes ont entendu du bruit derrière la porte, mais personne n'a ouvert suite aux sollicitations", nous indique une source.

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"Cela n'était jamais arrivé"

Une fois à l'intérieur, les intervenants n'ont trouvé personne dans l'appartement. Ils ont toutefois constaté qu'une fenêtre était ouverte. C'est en regardant vers l'intérieur de l'îlot qu'ils ont découvert le corps de la locataire. "Elle n'a pas sauté devant eux", précise une autre source.

D'après les informations recueillies, la victime vivait seule et était décrite comme une personne psychologiquement fragile. Son décès a suscité une vive émotion au sein du CPAS d'Uccle, dont un membre du personnel était présent lors de l'intervention, conformément à la procédure prévue en matière d'expulsion. "Tout le monde était sous le choc. Cela n'était jamais arrivé. Nous n'avions jamais entendu une telle chose", témoigne-t-on au sein de l'institution.

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Le président du CPAS d'Uccle, Michel Cohen (MR), reste prudent sur la situation personnelle de la victime. "Je ne peux pas vous confirmer si la personne dépendait du CPAS et si c'était un logement du CPAS", nous indique-t-il.

Selon nos informations, la sexagénaire n'était toutefois pas bénéficiaire du CPAS et le logement concerné n'appartenait pas à l'institution. La présence d'un travailleur du CPAS lors de l'expulsion relève de la procédure habituelle. "À chaque expulsion, un membre de nos équipes est présent pour accompagner les locataires", précise Michel Cohen.

Le logement appartenait à un propriétaire privé, qui avait obtenu l'an dernier une décision de justice permettant l'expulsion. Celle-ci n'avait toutefois pas pu être exécutée immédiatement. En Région bruxelloise, les expulsions sont notamment suspendues durant le moratoire hivernal, du 1er novembre au 15 mars. À cela s'ajoutent les délais nécessaires à la mise en œuvre des décisions judiciaires.

Si vous êtes en détresse ou si vous vous inquiétez pour un proche, des professionnels sont à votre écoute. Appelez gratuitement le 0800 32 123 (ligne d'écoute anonyme 24h/24) ou consultez le site www.preventionsuicide.be. Vous pouvez également appeler gratuitement Télé Accueil en formant le numéro 107 (écoute générale, anonyme, 24h/24) ou consulter le site www.tele-accueil.be.

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