Du piano à plusieurs mains, du lyrique « pas trop sérieux » et un quartet qui invite au voyage… notre programme pour votre mardi
Les concerts du Monastère de Cimiez à Nice sont l’un des festivals de musique classique les plus anciens de France, donnés dans un cadre infiniment poétique où les vieilles pierres semblent en harmonie avec la grande musique. Le cloître accueillera le Nice Classic Festival jusqu’au 9 août, entre ses murs séculaires, des soirées de musique de chambre où se produiront des solistes qui sont aussi de grands pédagogues. Quatre pianistes s’y produiront lors du premier concert, mardi 21 juillet : Claire Désert, Emmanuel Strosser et Jonas Vitaud, professeurs au Conservatoire supérieur de Paris, et Florent Boffard, professeur au Conservatoire supérieur de Lyon. Ils interpréteront des transcriptions pour piano à quatre mains de l’étourdissante España de Chabrier, de l’ironique Danse macabre de Saint-Saëns, de la Rhapsodie espagnole de Ravel, évocatrice des danses et des parfums de la nuit andalouse, et de La Mer de Debussy, chef d’œuvre de musique impressionniste.
Au cloître du monastère de Cimiez, à 20 h. Tarif : 29 euros.
Soyons (pas trop) sérieux à Saint-Jean-Cap-Ferrat
Après Lynda Lemay et Jean-Félix Lalanne, hier, c’est un tout autre univers qui prend ses quartiers à la villa Ephrussi de Rothschild, à Saint-Jean-Cap-Ferrat, avec « Soyons (pas trop) sérieux ». Dans le cadre des Nocturnes, le spectacle réunit « trois amis », comme les présente l’organisation : la soprano Amélie Robins, le ténor-guitariste Florian Laconi et le baryton-pianiste Philippe Brocard. Habitués des scènes lyriques, ces trois artistes partagent la même envie de sortir de leur zone de confort. Tous trois revendiquent un parcours atypique et le goût du mélange des genres. Ils aiment « partager, parfois le transformer pour toujours sublimer le lyrique et l’offrir à un public autant novice que friand de grande musique », détaille la programmation. Avec une bonne dose d’humour, ils proposent un répertoire allant de Donizetti à Piaf, en passant par Verdi et Ella Fitzgerald.
Tarif : 40 euros.
Émile Parisien à Saint-Paul-de-Vence
Photo Franz Chavaroche
Dès que le soleil se couche, la place de la Courtine, à Saint-Paul-de-Vence, prend un autre visage. Jusqu’au 29 juillet, au pied des remparts qui font la renommée de la commune, elle accueille la scène du festival dédiée à la musique classique et au jazz. Et ce soir, c’est un habitué des lieux qui est à l’affiche. Le saxophoniste Émile Parisien revient pour une troisième fois, cette fois entouré du pianiste Yaron Herman, de la contrebassiste Linda May Han Oh et du percussionniste Prabhu Edouard, à la tabla.
Une combinaison de styles et de talents réunis autour d’un programme intitulé Floating, une invitation au voyage et à la rêverie. Le répertoire puise dans les univers de chacun, mêlant percussions indiennes, touches électros, jazz-rock et musique classique. Un projet à découvrir sur scène avant la sortie de l’album, prévue à l’automne prochain.
Ce soir à 21 h, place de la Courtine. Tarif : 36 euros.